lundi 24 juin 2019

Loi Blanquer: Le dépistage psychiatrique à 3 ans et à 6 ans fabriquera des addictions pour les enfants victimes du modèle médical

Le projet de réforme de l'école en France, dit Loi Blanquer, instaure une visite médicale obligatoire de 'dépistage' à 3 ans et renforce la visite qui existe déjà à 6 ans. (Article 2 ter de la nouvelle loi, articles L. 541-1 du code de l'éducation et L. 2325-1 du code de la santé publique).

Le texte a été revu par le Sénat le 24 juin 2019.
https://www.senat.fr/rap/l18-473/l18-4738.html


Pédopsychiatrie = Danger: ce texte fabriquera des addictions.

Mon opinion: la psychiatrie biologique est le modèle médical du handicap psychosocial. Ce système assimile les difficultés de l'apprentissage ainsi que la diversité humaine à des conditions médicales constitutionnelles à 'traiter' et à 'prendre en charge'. Cette interprétation médicale abusive des demandes psychosociales incite à pratiquer la ségrégation des enfants et leur stigmatisation. Cela peut conduire à fabriquer chez l'enfant des addictions au moyen de différents produits susceptibles d'altérer le système nerveux comme le méthylphénidate, la méthamphétamine, ou les neuroleptiques.


Ce qui n'est pas une maladie de l'enfant.

Une pédagogie inadaptée n'est pas une maladie de l'enfant. Le déficit d'attention parental non plus. La négation de sa personnalité ou un endoctrinement religieux non plus. La maltraitance, la violence, l'insécurité non plus. Les droguages psychiatriques non plus. Les conflits familiaux, les insuffisances des parents, des familles, des communautés non plus. Le divorce des parents non plus. Les conflits culturels ou religieux non plus. La pauvreté non plus. Sa personnalité et les traumatismes qu'il a subi non plus. La liste n'est pas exhaustive.


Droits de l'homme.

Le modèle médical du handicap psychosocial est à remplacer par le modèle de non discrimination, de protection sociale et de respect des droits. C'est ce que préconise la Convention ONU droits des personnes handicapées. 


Respectons l'enfant.

Ne prenons pas parti contre l'enfant. N'accusons pas l'enfant de nos propres insuffisances, de notre compréhension limitée. Qu'il ne soit pas le bouc émissaire de nos conflits. Respectons l'enfant et ses choix: écoutons le avant tout.


Considérer l'enfant dans une perspective spirituelle.

Je propose de considérer l'enfant autrement. L'enfant n'est pas la propriété de ses parents, ni de la société. L'enfant n'est pas un instrument au service des prétentions sociales des parents. L'enfant n'est pas un instrument au service des efforts économiques d'une société. L'enfant n'est pas un instrument au service d'une idéologie religieuse. Considérons plutôt l'enfant comme une âme venue sur terre, qui peut être une âme ancienne qui s'incarne, qui peut-être possède davantage de connaissance et de sagesse que nous-mêmes. L'enfant peut naître avec un projet de vie, qui peut inclure des difficultés à vivre, des talents à développer et des challenges à remporter. Si ne sommes pas conscient de cela, au moins ne nions pas cette possibilité que l'enfant puisse nous dépasser et réaliser des potentiels que nous ignorons. 


Pas de moule unique.

Renonçons à prétendre faire rentrer chaque enfant dans un moule unique qui nous ressemble. Ne soyons pas réducteurs et matérialistes, ne bricolons pas les cerveaux, ne détruisons pas une merveille dont nous ne comprenons pas les dimensions. N'essayons pas de fabriquer des personnalités factices qui correspondent à nos stéréotypes. Ne ruinons pas la spontanéité.


Surtout ne psychiatrisons pas l'enfant.

Voir aussi mon article de 2018 sur les intérêts industriels qui font la promotion de l'idéologie de la psychiatrie biologique: Pédopsychiatrie sous influence.



« Étiqueter un enfant comme malade mental est le stigmatiser, pas le diagnostiquer. Donner à un enfant un médicament psychiatrique est l´empoisonner, pas le traiter. J'ai longtemps soutenu que le pédopsychiatre était l'un des pires ennemis, non seulement des enfants, mais aussi des adultes, de nous tous, qui tenons aux choses les plus précieuses et les plus vulnérables au monde. Et ces deux choses sont les enfants et la liberté. »

Thomas Szasz (1920-2012).


lundi 10 juin 2019

Contention Isolement psychiatrique en France: les recommandations ne servent à rien.

Je partage l'article de l'association d'usagers Neptune.

https://www.forumpsy.net/t1529-l-isolement-et-la-contention-mecanique-en-psychiatrie-en-france-de-1838-a-2017

Pour beaucoup d'entre nous, ces tortures servent à briser les personnes dans l'acceptation de la médicalisation forcée de leurs difficultés psychosociales: acceptation d'un diagnostic non scientifique, camisole chimique et lobotomie chimique à durée indéfinie, empoisonnement forcé, traumatismes, violences, peur.

Contention, isolement et médication forcée sont des pratiques de torture qui constituent un crime contre l'humanité.



dimanche 26 mai 2019

La France examinée à l'automne par le Comité de la Convention CDPH ONU

Pour l'examen de la France par la Convention ONU Droits des Personnes Handicapées le 23 septembre, les associations et les groupes de personnes handicapées peuvent contribuer par leurs témoignages décrivant la violation de leurs droits, les articles de la convention concernés, ainsi que leurs demandes, ou bien rédiger un rapport parallèle au rapport du gouvernement français.


Pourquoi?

La Convention CDPH interdit les hospitalisations forcées, les tutelles/curatelles et les discriminations basées sur le handicap. Elle promeut le modèle social basé sur les droits de l'homme et les prises de décision assistées. (CG1 art. 12, GL art. 14). La France doit respecter ses engagements et réformer le système.


La page du comité de la CDPH:
https://www.ohchr.org/en/hrbodies/crpd/pages/crpdindex.aspx





lundi 20 mai 2019

Les antidépresseurs ISRS sont toxiques pour le foetus et laissent des séquelles neurologiques

Les antidépresseurs ISRS sont toxiques pour le foetus

Ces médicaments ont provoqué:

- Fausses couches, prématurités.
- Malformations congénitales, CIV, CIA, hypertension artérielle pulmonaire, développement anormal du cerveau.
- Syndrome sérotoninergique et syndrome de sevrage à la naissance.
- Anormalies comportementales, émotionnelles, autisme, hyperactivité.

Les produits franchissent le placenta et passent dans le lait.

Nombreuses études dans cet article.

https://www.madinamerica.com/2019/05/exposure-antidepressants-womb-linked-autism/


Dont celle-ci:

Fatima, Z., Zahra, A., Ghouse, M., Wang, X., & Yuan, Z. (2018). Maternal SSRIs experience and risk of ASD in offspring: A review. Toxicology Research, 7, 1020-1028.doi: 10.1039/c8tx00102b
https://pubs.rsc.org/en/content/articlelanding/2018/tx/c8tx00102b/unauth#!divAbstract


En France, l'article de l'agence nationale de sureté du médicament mentionne le danger.

https://ansm.sante.fr/S-informer/Points-d-information-Points-d-information/Risque-de-troubles-neuro-developpementaux-chez-les-enfants-exposes-in-utero-a-certains-antidepresseurs-Point-d-information


En France, on ne prévient pas des séquelles neurologiques possibles des traitements aux antidépresseurs ISRS.

C'est connu depuis 2008, mais l'ANSM ne décrit toujours pas les séquelles neurologiques qui persistent après le traitement, comme le syndrome de dysfonction sexuelle après AD ISRS:


Je n'ai trouvé qu'un seul article à ce sujet dans toute la presse en France.

https://www.lyoncapitale.fr/sante/un-antidepresseur-peut-il-detruire-votre-vie-sexuelle/

La notice ANSM 2018 fluoxetine n'avertit pas les consommateurs à ce sujet:

http://agence-prd.ansm.sante.fr/php/ecodex/notice/N0318919.htm


Mise à jour 6/7/2019 La réponse de l'ANSM à mon courrier:

Monsieur,

C’est avec beaucoup de considération que nous avons pris connaissance du courriel que vous nous avez adressé le 21 Mai 2019 dans lequel vous déplorez l’absence de mention des dysfonctions sexuelles persistantes après traitement par antidépresseur inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine (ISRS) dans les notices de ces médicaments.

Parmi les effets indésirables rapportés avec les antidépresseurs de type ISRS et IRSNA (inhibiteur de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline) et mentionnés dans la notice à la rubrique 4 «Quels sont les effets indésirables éventuels ?» figurent les troubles sexuels. En revanche la persistance de ces effets indésirables après l’arrêt du traitement n’est pas mentionnée dans le Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) ni dans la notice car les données disponibles n’étaient pas suffisantes pour justifier cet ajout. Cependant, un signal relatif à cette problématique a été évalué récemment au niveau européen pour tous les antidépresseurs IRS et IRSNA. Les conclusions de ce signal ont été discutées lors de la réunion mensuelle du PRAC (Pharmacovigilance Risk Assessment Committee) en Mai 2019 et seront disponibles prochainement dans le « Minutes » du PRAC sur le site de l’EMA (European Medicines Agency) au lien suivant : https://www.ema.europa.eu/en/committees/prac/prac-agendas-minutes-highlights. Des modifications du RCP et de la notice sont prévues.

Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée.

Direction NEURHO

Pôle SYNAPS



mercredi 6 mars 2019

Rapport de la Rapporteuse spéciale ONU sur les droits des personnes handicapées pour la France.

Visite en France 2017. Rapport de la Rapporteuse spéciale ONU sur les droits des personnes handicapées, Madame Devandas, mars 2019.

Extrait:

Privation de liberté, déni de la capacité juridique et traitement sans consentement. 

86.  La Rapporteuse spéciale recommande au Gouvernement :

a) De veiller à ce que toutes les personnes handicapées puissent exercer leur capacité juridique, et de supprimer à cet effet toutes les formes officielles ou officieuses de prise de décisions substitutives;

b) De favoriser la sauvegarde de justice, le mandat de protection future, la mesure d’accompagnement social personnalisé et la mesure d’accompagnement judiciaire, notamment en formant les juges et les avocats et en sensibilisant l’opinion publique;

c) De prendre des mesures immédiates pour mettre un terme au placement des personnes qui ont des handicaps intellectuels et psychosociaux et des personnes autistes en hôpital ou en unité psychiatriques et pour mettre fin au traitement sans consentement et à la stérilisation forcée de ces personnes;

d) D’interdire le placement administratif ou le placement en institution des enfants autistes et de veiller à ce que les parents qui s’opposent au placement de leur enfant ne fassent plus l’objet de représailles;

e) De revoir le cadre juridique se rapportant aux soins psychiatriques sans consentement, de sorte que tous les soins de santé soient prodigués sur la base du consentement libre et éclairé, notamment d’autoriser l’octroi de soins intensifs à domicile sans entraves;

f) D’investir dans le développement de services de proximité qui respectent les droits et la dignité des personnes handicapées;

g) De placer l’infirmerie psychiatrique de la Préfecture de police de Paris sous la responsabilité et la surveillance du service public hospitalier, dans l’attente de sa fermeture prochaine.



Et un autre extrait à propos d'Oviedo:

Cadre juridique et institutionnel

78. La Rapporteuse spéciale recommande au Gouvernement:

b) De revoir sa position quant à l’adoption d’un protocole additionnel à la Convention sur les droits de l’homme et la biomédecine, protocole qui contrevient aux dispositions de la Convention relative aux droits des personnes handicapées;

http://ap.ohchr.org/documents/dpage_e.aspx?si=A/HRC/40/54/Add.1


Liens:

Le rapport complet en français et en anglais (cliquez sur le petit F à droite de la selection multilingue):
http://ap.ohchr.org/documents/dpage_e.aspx?si=A/HRC/40/54/Add.1

Ou bien télécharger depuis le site de la Rapporteure spéciale
http://www.embracingdiversity.net/country/france_1025

Article sur handicap.fr
https://informations.handicap.fr/a-rapport-onu-handicap-france-grade-11625.php

The Committee on the Rights of Persons with Disabilities
https://www.ohchr.org/en/hrbodies/crpd/pages/crpdindex.aspx

Site ONU en français: La convention en bref.
https://www.un.org/development/desa/disabilities-fr/la-convention-en-bref-2.html

Site INTAR The International Network Toward Alternatives and Recovery:
http://intar.org/

Association CHRUSP Center for the Human Rights of Users and Survivors of Psychiatry
http://www.chrusp.org/

Association ENUSP European Network for (ex)-Users and Survivors of Psychiatry
http://enusp.org/

Campagne Absolute Prohibition
https://absoluteprohibition.org/

Pétition France
https://www.change.org/p/abolir-l-hospitalisation-forc%C3%A9e-et-le-traitement-forc%C3%A9


https://www.change.org/p/abolir-l-hospitalisation-forc%C3%A9e-et-le-traitement-forc%C3%A9

jeudi 17 janvier 2019

Contre Oviedo: Ecrire au Comité DH-BIO

Le protocole additionnel à la Convention d'Oviedo est ce projet de régression des Droits de l'Homme en psychiatrie proposé par le Comité DH-BIO du Conseil de l'Europe, en complète ignorance du standard international de l'ONU, défini dans la Convention des Droits des Personnes Handicapées (CDPH).

La Bulgarie, la Macédoine, la Suisse, le Portugal s'opposent à ce projet Oviedo.

En France le Défenseur des Droits, Jacques Toubon, dénonce aussi ce projet Oviedo.
https://juridique.defenseurdesdroits.fr/index.php?lvl=notice_display&id=26814

De nombreuses ONG dénoncent ce projet aussi, comme:
  • Autism Europe
  • European Disability Forum
  • ENUSP
  • Mental Health Europe
  • Inclusion Europe
  • EASPD
  • Disability Rights International
  • International Disability Alliance
  • Validity

Flyer ici:
https://drive.google.com/file/d/1WyoX1hZ-b-Q5yFg51T9ytVJtxpv5ONRn/view?usp=sharing

Chacun peut écrire à ce Comité DH-BIO en suivant ce lien:

https://www.coe.int/fr/web/bioethics/contact-us

J'ai écrit le message suivant:

#withdrawoviedo
Contre le protocole additionnel à la convention d'Oviedo.
Plus de 10000 personnes s'opposent aux traitements forcés et aux hospitalisations forcées dans cette pétition:
https://www.change.org/p/abolir-l-hospitalisation-forc%C3%A9e-et-le-traitement-forc%C3%A9


C'est à vous de faire entendre votre voix pour défendre les Droits de l'Homme.




Lisez aussi:

Observations préliminaires de la Rapporteuse spéciale ONU sur les droits des personnes handicapées, Mme Catalina Devandas-Aguilar au cours de sa visite en France, du 3 au 13 octobre 2017
http://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=22245&LangID=F

La campagne ENUSP contre le projet de protocole additionnel à la Convention d'Oviedo: http://enusp.org/2018/04/18/enusp-started-campaign-against-the-draft-additional-protocol-to-the-oviedo-convention/

Les alternatives à la coercition en psychiatrie
Piers Gooding, Bernadette McSherry, Cath Roper, Flick Grey, Melbourne University, 2018
https://socialequity.unimelb.edu.au/news/latest/alternatives-to-coercion

La contention peut être appelée torture.
Professor Bernadette McSherry, Melbourne University, 2016
https://pursuit.unimelb.edu.au/articles/four-corners-using-restraints-can-be-called-torture


Et sur ce blog:

https://depsychiatriser.blogspot.com/2018/09/appel-contre-le-projet-de-protocole.html
http://depsychiatriser.blogspot.com/2018/05/appel-pour-labandon-du-protocole.html


samedi 12 janvier 2019

Etude sur les directives anticipées psychiatriques en France

Les directives anticipées psychiatriques ou DAP, c'est quoi ?

C'est un moyen pour l'usager d'anticiper les difficultés et de s'y préparer.

Cela permet de décider par avance des mesures spécifiques à prendre et de définir celles que l'on doit éviter.

Cela permet aussi de désigner une personne de confiance qui aidera à communiquer les souhaits de la personne.

(D'après "The Paradigm of Supported Decision Making" par Tina Minkowitz
https://www.academia.edu/8770379/The_Paradigm_of_Supported_Decision-Making)


Les directives anticipées s'inscrivent dans les Droits de l'Homme

Les directives anticipées psychiatriques s'inscrivent dans les Droits de l'Homme. Elle sont une forme de prise de décision assistée. La Convention ONU relative aux Droits des Personnes Handicapées (CDPH) stipule que les prises de décision substitutives doivent être abolies et remplacées par des prises de décision assistées.

L'article 12 de la CDPH spécifie que les personnes avec un handicap psychosocial sont devant la loi à égalité avec les autres. La discrimination basée sur le handicap devant la loi est abolie.

Ainsi le respect du consentement éclairé dans les décisions médicales doit s'appliquer à égalité avec les autres. Et la personne doit pouvoir changer d'avis et revoir sa décision à tout moment.

ONU Convention CDPH, Commentaire général 1 sur article 12
http://www.ohchr.org/EN/HRBodies/CRPD/Pages/GC.aspx


Les prises de décision substitutives sont:

- Tutelle, curatelle.
- Lois de santé mentale permettant l'hospitalisation forcée ou le traitement forcé.

Elles sont à abolir car elles réalisent une discrimination basée sur le handicap devant la loi.

Les hospitalisations forcées et les traitements forcés sont des actes violents, traumatisants, assimilables à des tortures, portant atteinte à l'intégrité physique et mentale des personnes.


Les prises de décision assistées signifient que la personne décide par elle-même et reçoit assistance si elle le demande:

- Respect de la personnalité juridique à égalité avec les autres.
- Respect du consentement éclairé à égalité avec les autres.
- Information fournie sous une forme accessible.
- Directives anticipées.
- Assistance fournie par la personne de confiance.
- Assistance par la pair-aidance.
- Réseaux d'assistance familiaux, communautaires, etc...


Les directives anticipées psychiatriques dans le monde.

Dans les pays qui discriminent devant la loi les personnes avec handicap psychosocial, les directives anticipées psychiatriques ont un rôle légal.

Aux USA, les DAP existent dans 25 états.
En Angleterre et au Pays de Galles, les DAP existent depuis 2005.
En Allemagne, les DAP existent depuis 2009.
En Autriche, en Suisse, les DAP peuvent être utilisées.
En Australie, en Nouvelle Zélande aussi.
En Inde, les DAP existent depuis 2018.


Quelle est la situation en France ?

Les lois de santé mentale de 2011 et 2013 et les lois sur les tutelles discriminent les personnes sur la base d'un handicap psychosocial.
Les directives anticipées existent en France pour les fins de vie.
Code de la santé publique : articles R1111-17 à R1111-20.
Les directives anticipées psychiatriques ne sont pas reconnues légalement.


2019: Etude sur les directives anticipées psychiatriques à Lyon, Marseille, Paris.

Il s'agit d'une étude statistique qui va comparer le 'parcours de soins' des personnes qui rédigeront des directives anticipées à celles qui ne les rédigeront pas.

L'étude considère les DAP comme seulement 'incitatives' dans la décision.


Que dit l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé)? Arrêtez la coercition en santé mentale.


"Mettre fin à la coercition en matière de santé mentale.
Il est temps de changer.
De l'institutionnalisation à l'inclusion communautaire.
Nous avons tous les mêmes droits.
La santé est un Droit de l'Homme."
Image depuis : https://www.facebook.com/WHO/photos/a.167668209945237/2140775225967849/

"Dans le contexte des soins en santé mentale, de nombreux usagers sont exposés à des conditions de vie inhumaines, à des pratiques de traitement néfastes, à la violence, la négligence et à des abus. Beaucoup sont systématiquement détenus et traités sans leur consentement éclairé. Les personnes rapportent que les services ne répondent pas à leurs besoins et ne les soutiennent pas pour vivre la vie autonome qu'ils souhaitent mener dans la communauté. Au contraire, leur expérience les laisse désespérées et démunies."

Pour répondre à cela, l'OMS lance l'initiative Quality Rights, avec un flyer à télécharger en français:
https://www.who.int/mental_health/policy/quality_rights/QRs_flyer_fr_2017.pdf?ua=1

La page d'accueil n'a pas été traduite en français:
https://www.who.int/mental_health/policy/quality_rights/en/



Que dit l'ONU ? Abolir les lois de santé mentale.

"Les États parties doivent examiner l’ensemble de leur législation dans tous les domaines afin de s’assurer que le droit à la capacité juridique des personnes handicapées n’est pas limité par rapport à celui des autres. Depuis toujours, les personnes handicapées sont privées de leur droit à la capacité juridique dans de nombreux domaines de manière discriminatoire dans le cadre de systèmes de prise de décisions substitutive comme la tutelle, la curatelle et les lois relatives à la santé mentale qui permettent le traitement forcé. Ces pratiques doivent être abolies afin que les personnes handicapées retrouvent une pleine capacité juridique, sur la base de l’égalité avec les autres."

"Comme le Comité l’a indiqué dans plusieurs observations finales, être traité contre son gré par des  psychiatres et autres médecins et professionnels de la santé constitue une violation du droit à la reconnaissance de la personnalité juridique dans des conditions d’égalité et une atteinte au droit à l’intégrité de la personne (art. 17), au droit de ne pas être soumis à la torture (art. 15) et au droit de ne pas être soumis à l’exploitation, à la violence et à la maltraitance (art. 16). Une telle pratique constitue un déni de la capacité juridique d’une personne de choisir un traitement médical et constitue donc une violation de l’article 12 de la Convention. Les États parties doivent au contraire respecter la capacité juridique des personnes handicapées de prendre des décisions en tous temps, y compris dans les situations de crise; ils doivent veiller à ce que des informations exactes et accessibles soient disponibles quant aux diverses options et à ce que des approches non médicales soient mises à disposition; et ils doivent donner accès à un accompagnement indépendant. Les États parties ont l’obligation de donner aux personnes handicapées accès à un accompagnement aux fins des décisions concernant les traitements psychiatriques et autres traitements médicaux. Être traitées contre leur gré constitue un problème particulier pour les personnes souffrant de handicaps psychosociaux et mentaux ou d’autres handicaps cognitifs. Les États parties doivent abolir les politiques et abroger les dispositions législatives qui autorisent ou prévoient un traitement de force, car il s’agit d’une violation autorisée par les lois sur la santé mentale dans le monde entier alors que des preuves empiriques indiquent qu’un tel traitement est inefficace et que les usagers des systèmes de santé mentale auxquels il a été administré déclarent que celui-ci leur a causé des souffrances et traumatismes profonds. Le Comité recommande aux États parties de faire en sorte que les décisions touchant l’intégrité physique ou mentale de la personne ne puissent être prises qu’avec le consentement libre et éclairé de la personne concernée."

ONU Convention CDPH, Commentaire général 1 sur article 12, paragraphes 7 et 42.
http://www.ohchr.org/EN/HRBodies/CRPD/Pages/GC.aspx


Nous demandons le respect des Droits de l'Homme en France.


La politique de santé mentale est l'affaire des usagers.

La participation des personnes avec handicap psychosocial à la politique de santé mentale est une obligation: ONU CDPH, article 33.3.

Nous demandons les droits de l'homme en psychiatrie. La fin de la discrimination pour cause de handicap psychosocial.

Nous demandons un modèle du handicap basé sur les droits de l'homme: Nous ne sommes pas des maladies à soigner, nous sommes des êtres humains avec des droits à égalité avec les autres.

Nous demandons l'abolition des traitements forcés et des hospitalisations forcées, conformément à la Convention Droits des Personnes Handicapées de l'ONU. CG1 sur article 12. G-Article 14.


Signez la pétition: Abolir les hospitalisations forcées et les traitements forcés en France


https://www.change.org/p/abolir-les-hospitalisations-forc%C3%A9es-et-traitements-forc%C3%A9s-en-application-de-la-convention-droits-des-personnes-handicap%C3%A9es-de-l-onu


Liens:

L'étude française, plaquette, vidéo:
https://centre-ressource-rehabilitation.org/recherche-lancement-d-une-etude-sur-les-directives-anticipees-incitatives-en?debut_articles_rubrique=%40171

Thèse France 2018 Charlotte Legigan
https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01829041

Observations préliminaires de la Rapporteuse spéciale ONU sur les droits des personnes handicapées, Mme Catalina Devandas-Aguilar au cours de sa visite en France, du 3 au 13 octobre 2017
http://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=22245&LangID=F

Les alternatives à la coercition en psychiatrie
Piers Gooding, Bernadette McSherry,
Cath Roper, Flick Grey, Melbourne University, 2018



USA:
https://www.nrc-pad.org/

Modèle PAD Oregon
http://www.mentalhealthportland.org/recent-projects/declaration/

Allemagne
http://www.peter-lehmann-publishing.com/articles/lehmann/pdf/forced-treatment-germany-2013.pdf

PatientenVerfuegung formulaire allemand.
https://www.patverfue.de/formular

Possible en Autriche, cela s'appelle testament psychiatrique.
http://www.bpe-online.de/voraus/pt-fapi-wien.rtf

En Suisse aussi. directive avancée.
http://www.pflege-in-der-psychiatrie.eu/files/recovery/Vorausverfugung_PDF_Formular.pdf

Angleterre: Mental Capacity Act 2005.
http://www.psychiatrycpd.co.uk/learningmodules/advancedecisionsinpsychiatr.aspx