samedi 9 juin 2018

Mon message à l'Assemblée nationale à l'occasion de la remise aux députés du manifeste de Confcap

C'était le 7 juin 2018:

Par pétition, 3800 personnes demandent d'abolir les pratiques de psychiatrie forcée dites 'sans consentement' en France.

M'ont été rapportés:
- Contention systématique aux urgences quelque soit le motif, contention prolongée.
- Mise en rétention d'urine, en occlusion.
- Mise à l'isolement, nudité, non-communication.
- Torture par akathisie.
- Idéation suicidaire induite par les produits prescrits.
- Doses punitives, 5 ampoules d'un coup, 14 ampoules par mois, avec menace d'abattre la personne.
- Déni d'un syndrome sérotoninergique.
- Impossibilité de se plaindre, refus du personnel d'arrêter l'empoisonnement.
- Endoctrinement par le personnel, vidéos des labos.

Les personnes sont traumatisées. La plupart ont peur de témoigner et présentent des conduites d'évitement. Certaines sont contraintes à s'exiler hors de France.

La demande dite de 'protection' est en réalité une demande pénale d'incapacitation des personnes. Le médecin ne doit pas être le juge d'une peine d'incapacitation pour des faits qui n'ont pas été sanctionnés par le code ni jugés contradictoirement. Cette peine se fait par l'hospitalisation forcée et par la médication forcée de camisole chimique. Sa durée n'est pas spécifiée. La médication prive la personne de ses moyens, endommage sa santé, réduit son espérance de vie, et provoque des séquelles neurologiques définitives.

Il s'agit du viol de l'intégrité physique et mentale de la personne, commis de façon délibérée, sous l'autorité médicale, avec l'intention de changer la personne. Les rapporteurs spéciaux des Nations Unies expliquent que cela peut constituer des actes de torture.

Au nom du Collectif francophone Absolute Prohibition:

Nous demandons l'abolition absolue des pratiques de traitements forcés et d'hospitalisations forcées en France.

Nous demandons l’abrogation de la loi discriminatoire de 2011/2013 et la participation majoritaire des personnes en situation de handicap psychosocial aux textes futurs les concernant.

Nous demandons le respect de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées, articles 12, 14, 15, 17, 19, 25, Commentaire général 1 sur article 12, Guidelines sur article 14.

Nous demandons le retrait du projet du Conseil de l'Europe de protocole additionnel à la convention d'Oviedo.

Nous demandons la mise en place d'une Commission de Vérité et Réconciliation.



Lien pétition:
https://www.change.org/p/abolir-les-hospitalisations-forc%C3%A9es-et-traitements-forc%C3%A9s-en-application-de-la-convention-droits-des-personnes-handicap%C3%A9es-de-l-onu

Collectif Absolute Prohibition:
https://absoluteprohibition.wordpress.com/

Rapport Juan Mendez A.HR.22.53
http://www.ohchr.org/Documents/HRBodies/HRCouncil/RegularSession/Session22/A.HRC.22.53_English.pdf

Observations préliminaires de la Rapporteuse spéciale ONU sur les droits des personnes handicapées, Mme Catalina Devandas-Aguilar au cours de sa visite en France, du 3 au 13 octobre 2017
http://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=22245&LangID=F

La campagne ENUSP contre le projet de protocole additionnel à la Convention d'Oviedo: http://enusp.org/2018/04/18/enusp-started-campaign-against-the-draft-additional-protocol-to-the-oviedo-convention/

Le courrier adressé au Conseil de l'europe par les ONG:
European Disability Forum www.edf-feph.org
European Network of (Ex)-Users and Survivors of Psychiatry (ENUSP) www.enusp.org
Mental Health Europe www.mhe-sme.org
Inclusion Europe www.inclusion-europe.eu
Autism-Europe www.autismeurope.org
International Disability Alliance www.internationaldisabilityalliance.org
http://edf-feph.org/newsroom/news/disability-organisations-urge-council-europe-withdraw-addition-protocol-oviedo





Autres liens:

La situation du CHU de Saint-Etienne n'est pas unique, les abus continuent:
https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/25092-Adeline-Hazan-En-psychiatrie-recours-l-hospitalisation-consentement

Le manifeste de Confcap:
https://confcap2017.wordpress.com/2018/06/06/manifeste-tou-te-s-vulnerables-tou-te-s-capables/

Lien journal libération:
http://www.liberation.fr/debats/2018/06/06/toutes-et-tous-vulnerables-toutes-et-tous-capables_1656820

#torture #psychiatrie

jeudi 10 mai 2018

Appel contre le projet de protocole additionnel à la Convention d'Oviedo

A l'initiative de l’ENUSP (European Network of (ex)users and survivors of psychiatry - Réseau européen des (ex)usagers et survivants de la psychiatrie) qui est l'organisation représentative indépendante des usagers de services de santé mentale, ex-usagers et survivants de la psychiatrie au niveau européen et au nom de l’association Advocacy-France, adhérente de l’ENUSP, ainsi qu’au nom des associations et personnes signataires en France et en Europe.


Appel contre le projet de protocole additionnel à la Convention d'Oviedo


Qu'est-ce que le "Projet de protocole additionnel concernant la protection des droits de l'homme et de la dignité des personnes atteintes de troubles mentaux en matière de placement involontaire et de traitement involontaire" actuellement proposé par le Conseil de l'Europe ?

L'objectif de ce projet de protocole est de continuer à développer dans un instrument juridiquement contraignant les dispositions de l'article 7 de la Convention sur les droits de l'homme et la biomédecine et celles de l'article 5 § 1 (e) de la Convention européenne des droits de l'homme. En termes simples, l'objectif du projet de protocole est d'établir des normes pour les mesures forcées en psychiatrie et de les intégrer aux droits de l'homme tel qu'établis par le Conseil de l'Europe. Le texte précédent du projet de protocole daté de 2015 et les commentaires reçus lors de la consultation publique peuvent être consultés ici 1

Comment le projet de protocole a été initié:

La décision d'élaborer un instrument juridiquement contraignant en matière de "protection des droits de l'homme et de la dignité des personnes atteintes de troubles mentaux en matière de placement et de traitement involontaires" a été prise sur la base des observations du Comité directeur pour la bioéthique (CDBI) qui a constaté des lacunes juridiques dans certains États membres du Conseil de l'Europe dans la mise en œuvre de la Recommandation (2004)10 concernant la protection des droits de l'homme et de la dignité des personnes atteintes de troubles mentaux. Cependant, cette recommandation a été élaborée avant la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées 2 ( (CDPH de l’ONU) et est basée sur des normes aujourd'hui obsolètes qui vont à l'encontre de la CDPH de l'ONU.

Pourquoi le projet de protocole additionnel est dangereux pour nos droits:
  • Le projet de protocole additionnel représente une tentative d'outrepasser les normes de la CDPH de l'ONU et de maintenir le statu quo en psychiatrie.

    Ce projet de protocole est très problématique en ce qui concerne la non-discrimination, l'égalité de reconnaissance devant la loi, la liberté et la sécurité des personnes, le droit à la santé et l'interdiction de la torture et des mauvais traitements.

    Le projet de protocole est en soi discriminatoire : seules les personnes atteintes de "troubles mentaux" peuvent être détenues de force pour des raisons de prévention des risques et être traitées sans leur consentement.

    L'approche globale tout comme le langage utilisé dans le projet de protocole additionnel reflètent l'ancien modèle bio-médical du handicap où les personnes étaient considérées comme des objets de soins plutôt que comme des titulaires de droits.

    Ce projet de protocole additionnel autorise la détention pour des raisons relatives à la santé mentale et des traitements psychiatriques non consensuels. Le titre même du projet de protocole contient des termes médicaux et fait référence au placement involontaire et au traitement involontaire comme s'il s'agissait d'une pratique normalisée et acceptable, ce qui est contraire à la CDPH de l’ONU, qui exige la fin du placement et du traitement involontaires en raison d’un handicap.

  • Le traitement et le placement involontaire sont considérés dans le projet de protocole comme une forme de "thérapie" ou de "soins".

    Le projet de protocole permet de refuser la communication de la personne avec sa personne de confiance et avec d'autres personnes et organismes, en disant simplement qu'une telle communication "ne doit pas être restreinte de façon déraisonnable". Il n'est pas nécessaire de vous dire que ce qui sera considéré "raisonnable" sera soumis à l'avis d'un psychiatre.

    Il y a eu un manque total d'implication et de consultation significative des organisations de personnes handicapées et en particulier des organisations représentant les personnes en situation de handicap psychosocial dans l'élaboration et la rédaction de ce document, contrairement à l'article 4 (3) de la CDPH de l’ONU.

    Ce projet de protocole va à l'encontre des dispositions de la CDPH de l’ONU et de son interprétation par le Comité des droits des personnes handicapées de l’ONU, ainsi que de la jurisprudence récente de la Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg, dont la compétence est reconnue par tous les membres du Conseil de l'Europe lui-même.

Conséquences potentielles

Il est important de savoir que l'acceptation par les Etats membres du Conseil de l'Europe du projet de protocole additionnel entraînerait une confusion parmi les décideurs politiques et retardera considérablement, voire mettra un terme aux réformes en cours dans le domaine de la santé mentale. Par conséquent, il ne contribuera en aucun cas à la protection des droits humains des personnes atteintes de "troubles mentaux", mais soutiendra plutôt le statu quo caractérisé par des déséquilibres de pouvoir et la négligence continue des besoins réels des personnes atteintes de handicaps psychosociaux et conduira à la poursuite des violations des droits humains en psychiatrie. L'adoption du projet de protocole entraînerait également une confusion dans le domaine juridique en créant des normes contradictoires où les "droits de l'homme européens" seraient de moins bonne qualité que les normes internationales en matière de droits de l'homme. De nombreux tribunaux nationaux fondent leurs décisions sur des instruments de ce type approuvés par le Conseil de l'Europe, ainsi que sur la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme, dont les décisions changeraient en conséquence au moment même où elles sont progressivement en train d'être fondées de plus en plus souvent sur des références directes aux dispositions de la CDPH de l’ONU.

Que peut-on faire ?

Après avoir consacré beaucoup de temps, d'efforts et de moyens financiers pour tenter d'influencer la rédaction de ce protocole additionnel avec d'autres alliés et parties prenantes depuis 2014, l'ENUSP est fermement convaincu qu'aucune amélioration du texte de ce projet de protocole additionnel ne peut changer la situation. Nous avons demandé à plusieurs reprises2 au Comité bioéthique du Conseil de l’Europe responsable de sa rédaction, en personne et par écrit, de retirer ce projet de protocole et de nombreuses autres organisations ont fait de même, y compris le Forum européen des personnes handicapées (FEPH), Santé Mentale Europe (SME), le HCDH, le Comité CDPH de l'ONU, le Rapporteur spécial pour les droits des personnes handicapées, le MDAC, Human Rights Watch, et bien d'autres encore. Malgré tous les arguments avancés, le Comité de bioéthique (DH-BIO) a continué à travailler sur le projet de protocole. Il semble clair à ce stade qu'aucun autre retour d'information et consultations ne peut améliorer le processus et qu'il est nécessaire de s'adresser à toutes les parties prenantes concernées aux niveaux national et européen, y compris nos membres directement.

La prochaine discussion du projet de protocole additionnel par le Comité de bioéthique (DH-BIO) est prévue du 23 au 25 mai 2018 en vue d'une décision de l'envoyer pour avis à d'autres organes/comités du Conseil de l'Europe. Les membres du DH-BIO ont été invités à envoyer leurs commentaires sur le projet de texte avant le 27 avril 2018. Après cette étape, l'Assemblée générale du Conseil de l'Europe se prononcera sur l'adoption ou non de ce projet de protocole additionnel avant la fin de cette année
Nous vous suggérons de contacter les membres du Comité de bioéthique de vos pays, sous toute forme appropriée et de leur faire savoir que le projet de protocole additionnel n'est pas compatible avec la CDPH de l'ONU et ne nous protégera pas contre la violation de nos droits. Vous trouverez ci-joint un projet de lettre comme suggestion sur le type d'arguments que vous pouvez présenter. En outre, il serait bon de s'adresser à d'autres acteurs dans vos pays, qui sont censés voter sur le projet de protocole additionnel ou peuvent nous rejoindre en tant qu'alliés, à savoir :

  • Représentant-es du Ministère de la Santé
  • Représentant-es du Ministère des Affaires Étrangères
  • Médiateur ou médiatrice de votre pays
  • Organisme national de prévention contre la torture dans votre pays
  • Conseils nationaux des personnes handicapées
  • Associations de personnes handicapées
  • Associations de juristes
  • Associations travaillant dans le domaine de la santé mentale
  • Associations travaillant en faveur des droits des personnes LGBTI
  • Toute autre association travaillant en faveur des droits de groupes fragilisés

La liste est ouverte et n'est donnée qu'à titre indicatif. Veuillez nous faire savoir si vous avez à l'esprit d'autres intervenants clés et potentiels à contacter.

Nous espérons que cette note vous a convaincus de la nécessité urgente de combattre ce « projet de protocole additionnel sur la protection des droits de l'homme et de la dignité des personnes atteintes de troubles mentaux en matière de placement involontaire et de traitement involontaire », car il représenterait un pas en arrière total par rapport aux progrès que nous avons déjà réalisés et que nous prévoyons de réaliser à l'avenir depuis l'adoption de la CDPH de l'ONU, comme la capacité juridique dans tous les cas, la liberté, le droit de ne pas être soumis à la torture et à d'autres mauvais traitements, et le droit à des soins de santé fondés sur le consentement libre et éclairé. ENUSP souligne que le projet de protocole additionnel doit être retiré et remplacé par un instrument qui soutient et conduit à la mise en œuvre complète de la CDPH de l’ONU en ce qui concerne son application aux soins de santé mentale et du soutien social dans toute l'Europe, y compris le passage de l'exclusion à l'inclusion et le passage de la coercition à de véritables soins de santé mentale.

Il ne devrait pas exister un système de droits de l'homme "à deux vitesses", en fonction de la CDPH de l’ONU et des instruments promulgués par le Conseil de l'Europe. Avec l'adoption éventuelle du projet de protocole additionnel, les gouvernements auraient une excuse formelle pour ne pas mettre en œuvre les réformes importantes encore nécessaires, permettant ainsi aux violations graves des droits de l'homme à l'encontre des personnes en situation de handicap psychosocial de se poursuivre et générant des conflits entre les différents systèmes juridiques régissant les droits de l'homme dans le monde entier.

Heureusement, le Portugal a officiellement déclaré qu'il ne votera pas en faveur de ce projet de protocole et est le seul État membre du Conseil de l'Europe à avoir présenté cette position jusqu’à présent. Toutefois, une fois qu'un État membre retire son soutien, il est beaucoup plus facile pour les autres États membres de faire de même.

ENUSP compte sur vous pour prendre d'urgence des mesures contre le projet de protocole dans votre pays et nous restons à votre disposition pour toute question ou tout soutien dont vous pourriez avoir besoin à cet égard.

S'il vous plaît, aidez-nous à défendre notre rêve européen partagé afin que chaque citoyen et citoyenne d'Europe puisse jouir pleinement de ses droits humains.

Olga Kalina
ENUSP - European Network of (Ex)Users and Survivors of Psychiatry
Vesterbrogade 103, 1.sal
1620 Copenhagen, Denmark

enusp.info@gmail.com / www.enusp.org
1 version française : https://www.coe.int/fr/web/bioethics/news/-/asset_publisher/EV74osp47zWZ/content/public-consultation-on-a-working-document?inheritRedirect=false
2 Pour plus d'informations sur la Convention de l'ONU relative aux droits des personnes handicapées voir : http://www.ecoute.ch/files/upload/Convention%20ONU%20droits%20des%20personnes%20handicap%C3%A9es%20prise%20de%20position%20forom%20%C3%A9coute%20FAQ.pdf
2  Voir : Joint letter https://mhe-sme.org/statement-of-enusp-and-mental-health-europe-on-additional-protocol/

Et les réponses de l'ENUSP:
http://enusp.org/wp-content/uploads/2016/03/ENUSP_response-to-draft-Protocol-Oviedo_2017.pdf, http://enusp.org/wp-content/uploads/2016/03/ENUSP_response-to-draft-Protocol-Oviedo_involuntary-2015.pdf


Joignez vous à cette campagne pour la défense de nos droits. 
 
La campagne ENUSP: http://enusp.org/2018/04/18/enusp-started-campaign-against-the-draft-additional-protocol-to-the-oviedo-convention/

Le courrier adressé au Conseil de l'europe par les ONG:
European Disability Forum www.edf-feph.org
European Network of (Ex)-Users and Survivors of Psychiatry (ENUSP) www.enusp.org
Mental Health Europe www.mhe-sme.org
Inclusion Europe www.inclusion-europe.eu
Autism-Europe www.autismeurope.org
International Disability Alliance www.internationaldisabilityalliance.org
http://edf-feph.org/newsroom/news/disability-organisations-urge-council-europe-withdraw-addition-protocol-oviedo

La lettre ouverte adressée aux membres français du Comité de bio-éthique DH BIO du Conseil de l’Europe:
http://enusp.org/wp-content/uploads/2018/04/Lettre-aux-membres-fran%C3%A7ais-Comit%C3%A9-DH-BIO-26-04-18.pdf

Contactez ENUSP, Advocacy-France ou utilisez le formulaire de contact sur ce blog, colonne de droite.

D'autres articles:

Sur le blog Zinzin Zine: http://www.zinzinzine.net/contre-le-projet-de-protocole-additionnel.html

En Italie aussi: http://www.ilcappellaiomatto.org/2018/05/v-i-scriviamo-per-informarvi-sulla.html
#withdrawoviedo

vendredi 13 avril 2018

Consultation sur la participation des personnes handicapées dans l'application et le suivi de la CDPH de l'ONU

L'International Disability Alliance lance une consultation sur la participation des personnes handicapées dans l'application et le suivi de la CDPH de l'ONU (Convention Droits des Personnes Handicapées).

Je pense que c'est important que les assos et groupes français y participent, car la non participation me semble forte dans notre pays, en particulier pour le handicap psychosocial.

Le lien en français est là:

https://www.surveymonkey.com/r/J5F9MLL

En anglais c'est là:

http://www.internationaldisabilityalliance.org/consultation…

Il y a un document word à télécharger ou bien un questionnaire en ligne, c'est très ouvert.

C'est urgent. Clôt le 30 avril.

La convention ONU CDPH interdit la psychiatrie forcée, articles 12, 14, 15, 17, 19, 25, Commentaire général 1 sur article 12, guidelines on article 14.

La convention en français:
http://www.un.org/french/disabilities/default.asp?id=1413

Commentaire Général 1 sur article 12:
http://www.ohchr.org/EN/HRBodies/CRPD/Pages/GC.aspx

Guidelines on article 14:
http://www.ohchr.org/Documents/HRBodies/CRPD/GC/GuidelinesArticle14.doc


Pétition France:
https://www.change.org/p/abolir-les-hospitalisations-forc%C3%A9es-et-traitements-forc%C3%A9s-en-application-de-la-convention-droits-des-personnes-handicap%C3%A9es-de-l-onu


https://quotefancy.com/quote/1673011/Judi-Chamberlin-Nothing-about-us-without-us


samedi 31 mars 2018

Remplacer le DSM par la théorie des détresses mentales "Power Threat Meaning Framework" de la BPS

La British Psychological Society (BPS) nous présente le système théorique: "Power Threat Meaning Framework", un système conçu par une équipe de psychologues cliniciens et d'usagers survivants de la psychiatrie.

Lui redonner pouvoir positivement au lieu de juger la personne négativement

Un objectif de cette théorie est d'éviter les diagnostics psychiatriques du modèle médical, de type DSM. C'est une approche à mettre en pratique aussi. Le diagnostic psychiatrique représente le jugement social selon une perspective négative. On recherche plutôt une approche positive de pouvoir face aux situations de menaces vécues. Selon cette théorie, la détresse mentale résulte d'un déséquilibre de pouvoir. Selon les personnes, les menaces vécues peuvent se traduire par des réactions très variées au stress. Ce sont des moyens de survie, qui représentent la plupart des symptômes psychiatriques.

"Que vous est-il arrivé?"

Au lieu de demander: "Qu'est ce qui ne va pas chez vous ?", on propose de demander plutôt:

- "Que vous est-il arrivé?" c.à.d. Comment les relations de pouvoir fonctionnent-t-elles dans votre vie?

- "Comment cela vous a-t-il affecté?" c.à.d. Quelles sortes de menaces vous ont affecté?

- "Quel sens donnez-vous à ceci?" c.à.d. Quelle est la signification de ces expériences pour vous?

- "Qu'avez vous du faire pour survivre à cela?" c.à.d. Quelle sorte de réponse à la menace utilisez-vous?

Cela fait référence au type de réponse au stress, soit: Combat, Fuite ou Immobilité, en anglais: Fight / Flight / Freeze.

- Quelles sont vos forces, vos ressources?

et finalement:

- Quelle est votre histoire?


(D'après Lucy Johnstone and Mary Boyle.)

Le combat, la fuite ou l'immobilité.

Ainsi la détresse mentale est-elle une réaction au stress, aux menaces, au déséquilibre de pouvoir. Cela prend des formes variées selon les personnes, comme de croire des trucs bizarres, d'entendre des voix désagréables, de se faire du mal, de s'agiter ou de se replier sur soi, de paniquer, de vouloir dissoudre sa personne dans le néant, de se dissocier de son corps ou de ses émotions ou de ses pensées. Ce sont des formes de la réponse au stress par le combat, la fuite ou l'immobilité.

Adoptons ce modèle et chacun en bénéficiera.

Je trouve cette approche excellente, éclairante, libératoire. Il me semble qu'on aurait tout bénéfice à l'adopter: les usagers seront mieux compris et renforceront leurs moyens de se défendre et de résoudre les conflits à l'origine de leur situation. Les psychiatres peuvent sortir avec cette approche de l'impasse du modèle médical, et s'y retrouvent car le système s'articule sur les réponses physiologiques aux situations de stress. Les travailleurs sociaux peuvent aider les personnes sans recourir à un modèle médical qui ne leur appartient pas et qui est inadapté aux besoins. Ici la notion de déséquilibre de pouvoir intègre la dimension sociale des situations vécues. Le système me semble assez développé et riche de potentialités.

Liens:

https://www.bps.org.uk/news-and-policy/introducing-power-threat-meaning-framework

jeudi 1 mars 2018

Pédopsychiatrie sous influence = DANGER !!!

La psychiatrie sous influence

Plusieurs enquêtes ont prouvé que la psychiatrie aujourd'hui est sous l'influence de l'idéologie conçue et financée par les perspectives de ventes des psychomédicaments. Cet effort considérable de l'industrie pharmaceutique est insidieux, universel, résilient, et extrêmement habile. On peut dire qu'aujourd'hui, le business des labos est la promotion de cette idéologie conçue pour faire prescrire leurs produits, bien avant la recherche ou la production. C'est déjà vrai pour la médecine, mais cela atteint des proportions extrêmes quand il s'agit de psychiatrie.


L'effort de rendre la population malade

L'effet pervers de cette mécanique de recherche du profit est le ‘disease-mongering’, en français cela désigne l’effort de rendre la population malade ou bien de la convaincre qu'elle est malade ou en danger de le devenir. Afin de vendre des psychomédicaments, on n'en fait pas la publicité directe, mais plutôt on invente des maladies, et on vend ces maladies-concepts aux personnels médicaux et à leurs clients. Ou bien on crée directement les maladies en faisant prescrire des produits qui peuvent rendent maniaque, halluciné, insomniaque, akathisique, désespéré, replié, hypersensible, qui font passer à l'acte, qui altèrent définitivement le système nerveux, et qu'on ne peut pas arrêter, en instituant des comportements d'addiction aux psychomédicaments, en faisant la promotion de la psychiatrie comme instrument de répression sociale et d'incapacitation médicalisée, c'est à dire par lobbying en faveur des traitements forcés.


Big Pharma et le disease-mongering: rendre la population malade pour faire des profits




Les moyens de promotion des concepts psychiatriques sont extrêmement variés.

- En orientant et en finançant la conception de l'idéologie.

- En orientant les efforts de recherche sur les concepts hypothétiques et les présupposés.

- Par des essais qui valident a priori les présupposés et qu'il est facile de truquer et d'interpréter de façon erronée. Par exemple interprétation de court terme, population non vierge, syndromes de sevrage sous placebo, population sans métaboliseurs lents, données complètes non accessibles, retraits pour suicide non comptabilisés.

- Par extension du champ des psychomaladies.

- Par financement des journaux et des universités, et par campagne de promotion d'une psychomaladie.

- Par recrutement des personnes clé qui font la tendance, par la rédaction des articles sous des prête-nom et par l'usage des noms des participants aux colloques financés.

- Par renommage des produits et des concepts.

- Par financement des associations de personnes qui s'identifient à la psychomaladie et des associations de familles aussi.

- Par lobbying et financement politique.

- En incitant les médias importants à propager et à entretenir les idées fausses et les préjugés sur lesquels s'élabore la demande d'une population pour la psychiatrie coercitive.

- En faisant la promotion active des efforts dits de 'prévention', de 'dépistage', qui s'appuient sur des concepts qui ne sont pas valides et sur des psychomédicaments qui sont surtout nuisibles.

- Enfin en discréditant ou en interdisant toute espèce d'alternative ou de concurrence, même si les usagers les demandent.

C'est ainsi qu'on produit de véritables épidémies de 'maladies-concepts' et de psychomaladies.


Mais ce qui est le plus prometteur d'espérances de ventes sur le long terme c'est d'intoxiquer les enfants avec les psychomédicaments.

Pédopsychiatrie = DANGER !!!

La psychomédication d'un enfant représente un abus qui endommage de façon définitive le système nerveux et la santé de nos enfants. Les produits, qui sont comme des drogues légales, induisent des conduites d'addiction, et la perte de confiance en soi. Cela peut être vécu comme la perte de l'intégrité physique et mentale imposée par les parents, une menace sur la vie et ce traumatisme ne peut être compris car l'enfant n'a pas les moyens de se distancier du charlatanisme qui infeste une société jusqu'au plus haut niveau de l'état.

Un diagnostic mental c'est un jugement porté contre l'enfant

L'imposture la plus nuisible de la psychiatrie est qu'elle est un instrument de répression des comportements. C'est à dire que le psychiatre juge la personne désignée, la condamne au moyen d'une étiquette diagnostique, puis punit le comportement incriminé, généralement au moyen de la psychopharmacologie, qui s'efforce de réaliser le plus souvent une incapacitation.

Conflits parents-enfants, déficit d'attention parentale, pédagogie inadaptée.

Or cette parodie de jugement déguisée en psychomédecine se pratique de préférence sur les personnes qui n'ont pas les moyens de se défendre. Les enfants sont des victimes faciles. C'est ainsi que les enfants deviennent les boucs émissaires qui servent à masquer des dysfonctionnements relationnels ou sociaux, comme la pauvreté, des conflits parents-enfants, des parents mal-aimants ou absents: un déficit d'attention parentale, une pédagogie inadaptée...

Pédiatrie = pas de traitement sans preuve biologique et nécessité absolue.

La règle en pédiatrie c'est de ne jamais prescrire un produit dangereux comme tous les psychomédicaments le sont, sans preuve biologique et sans que cela soit rendu absolument nécessaire.

Parents, enseignants, soyez vigilants !

Ne laissez-pas les psychiatres influencés par big pharma passer au peigne fin les enfants d’âge scolaire, cherchant à détecter les critères pifométriques d’une idéologie conçue pour droguer et rendre malade.

Si vous les laissez faire, vous allez traumatiser des enfants qui s’en seraient bien passés, ils n’auront plus confiance en eux-mêmes, ils seront rejetés, exclus, institutionalisés, montrés du doigts, considérés comme déficients, et leurs parents seront influencés aussi et les aimeront moins.

Cela ne s’arrête pas là: l'intoxication des enfants aux psychomédicaments est une maltraitance aggravée, et le moyen d'entrée dans la psychomaladie avérée par dommage neurologique.

Franchement c’est criminel et ce sont des psychiatres eux-mêmes qui le disent.





Références:

Whitaker, RH (2010). Anatomy of an Epidemic. New York: Random House.

Whitaker, RH (2015). Psychiatry Under the Influence: Institutional Corruption, Social Injury, and Prescriptions for Reform .

Caplan, PJ (1995) They Say You’re Crazy: How The World’s Most Powerful Psychiatrists Decide Who’s Normal  (Perseus Books: http://www.aw.com/gb).

Healy, David (2012). Pharmageddon.

Peter Breggin, "Psychiatric Drug Withdrawal", 2013

Davies, James (2014). Cracked, the unhappy truth about psychiatry.

Gøtzsche, Peter C (2013). Deadly Medicines and Organised Crime: How big pharma has corrupted healthcare.

Gøtzsche, Peter C (2015). Deadly Psychiatry and Organised Denial.

Moncrieff, Joanna (2009). The myth of the chemical cure: A critique of psychiatric drug treatment.

Frances, Allen, Saving normal: An insider's revolt against out-of-control psychiatric diagnosis, DSM-5, big pharma and the medicalization of ordinary life, Psychotherapy in Australia
Volume 19 Issue 3 (May 2013)
https://search.informit.com.au/documentSummary;dn=464019439257830;res=IELHEA

Article du New York Times, 2006: Plus de la moitié des rédacteurs du DSM IV ont touché de l'argent des labos.
http://www.nytimes.com/2006/04/20/health/20psych.html?_r=0

C. Hjorthøj, Risk of suicide according to level of psychiatric treatment—a nationwide nested case control study. Soc Psychiatry Psychiatr Epidemiol (2014) 49: 1357-65.

Jick, H.; Kaye, JA; Jick, SS (2004). "Antidepressants and the Risk of Suicidal Behaviors". JAMA. 292 (3): 338–43. doi:10.1001/jama.292.3.338. PMID 15265848.

Chouinard Guy, Chouinard Virginie-Anne, 2008: "Atypical Antipsychotics: CATIE Study, Drug-Induced Movement Disorder and Resulting Iatrogenic Psychiatric-Like Symptoms, Supersensitivity Rebound Psychosis and Withdrawal Discontinuation Syndromes."

Aust N Z J Psychiatry. 2004 Nov-Dec;38(11-12):933-9.
Do nations' mental health policies, programs and legislation influence their suicide rates? An ecological study of 100 countries.Burgess P1, Pirkis J, Jolley D, Whiteford H, Saxena S.
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15555028

Lucire Y (2016) Pharmacological Iatrogenesis: Substance/Medication-Induced Disorders That Masquerade as Mental Illness. Epidemiology (sunnyvale) 6:217. doi:10.4172/2161-1165.1000217.
http://www.omicsonline.org/open-access/pharmacological-iatrogenesis-substancemedicationinduced-disordersthat-masquerade-as-mental-illness-2161-1165-1000217.php

etc...

mercredi 21 février 2018

La Convention ONU CDPH: quand sera-t-elle appliquée en France?

Message aux signataires de la pétition pour l'abolition des hospitalisations forcées et des traitements forcés en application de la Convention CDPH ONU

La Convention ONU CDPH: quand sera-t-elle appliquée en France?

Chères amies, chers amis,

La convention ONU CDPH interdit l'hospitalisation forcée et le traitement forcé comme des discriminations et une violation des droits de la personne (Commentaire Général 1 sur article 12, guidelines on article 14).

En France c'est le Défenseur des droits qui est chargé de faire appliquer cette convention, ainsi que la Commission nationale consultative des droits de l'homme et le Conseil national consultatif des personnes handicapées.

La mise en œuvre de cette convention se fait par des échanges entre l'état français, le Comité de la Convention, et la société civile, c'est à dire les associations d'usagers. C'est un processus lent, sur des années. C'est diplomatique, et le gouvernement ignore ses engagements.

Le lobbying se fait aussi au niveau européen.

La pétition ne suffit pas: nous devons rejoindre des associations d'usagers pour faire valoir nos droits.


Voici quelques liens:

Défenseur des droits
https://www.defenseurdesdroits.fr/

Conseil national consultatif des droits de l'homme
http://www.cncdh.fr/

Conseil national consultatif des personnes handicapées
http://www.gouvernement.fr/conseil-national-consultatif-des-personnes-handicapees-cncph

Conseil Français des personnes handicapées pour les affaires européennes
http://www.cfhe.org/

Forum européen des personnes handicapées
http://www.edf-feph.org/

Réseau européen des usagers et survivants de la psychiatrie
http://enusp.org/

Aujourd'hui, Advocacy-France est la seule association d’usagers de la santé mentale qui soit membre du CNCPH
http://www.advocacy.fr/

Convention ONU Droits des Personnes Handicapées
http://www.un.org/french/disabilities/default.asp?id=1413

Commentaire Général 1 sur article 12
http://www.ohchr.org/EN/HRBodies/CRPD/Pages/GC.aspx

Lignes directrices sur article 14
http://www.ohchr.org/Documents/HRBodies/CRPD/GC/GuidelinesArticle14.doc

vendredi 2 février 2018

France: Madame Buzyn relance la machine à droguer avec un tissu de contradictions

La ministre de la santé, Agnès Buzyn, s'exprimait au congrès du journal l"Encéphale, le 26 janvier dernier, pour présenter son plan d'action en faveur de la psychiatrie.

La vidéo est ici:
https://www.youtube.com/watch?v=HmH98N_4SQQ&feature=youtu.be

Il me semble que la ministre nous assène un tissu de contradictions, une idéologie anachronique, qui apparemment sert à vendre un retour en arrière vers le droguage éventuellement forcé d'au moins un quart de la population, en commençant par les enfants, avec un projet d'augmentation constante.

Le résultat d'une telle politique sera invariablement de fabriquer une épidémie de dépendances aux produits psychiatriques et son cortège de suicides, de passages à l'acte violents, de droits de l'homme piétinés, de maladies iatrogènes et de destruction programmée des personnes qu'on aura désignées pour être les boucs émissaires de notre incompétence au dialogue.

Les chimiothérapies psychiatriques utilisées produisent des syndromes de sevrage retardés et sévères, et fabriquent des psychoses aigües et des conditions de psychose chroniques qu'on entretient indéfiniment par des prescriptions cumulatives, associées à des séquelles neurologiques plus ou moins irréversibles. Ce sera aussi le découragement sans fin des personnels contraints à ne pas aider mais à maintenir les usagers dans les pièges des dépendances prescrites.

Le désastre sanitaire prévisible d'une telle politique n'est pas mesurable par rapport aux souffrances humaines qu'elle va engendrer.

Big Pharma conçoit et promeut l'idéologie psychiatrique


Voilà comment madame Buzyn s'y prend pour servir les intérêts des laboratoires pharmaceutiques au détriment de la santé publique et des droits de l'homme:


- Confusion idéologique:

En 11.30, la ministre avoue que tout est bidon dans le modèle médical de psychiatrie biologique, qu'elle promeut, et qui consiste à interpréter toute espèce de demande psycho-sociale, toute espèce de dysfonctionnement des relations inter-humaines, comme une "maladie du cerveau" d'une personne désignée comme "malade", qu'il convient de "diagnostiquer", de "pronostiquer" et de "traiter" par des produits neurotoxiques, la chimiothérapie, la camisole chimique et la lobotomie chimique. La ministre semble croire dur comme fer à la "prévention" et au "dépistage" de cette "maladie" supposée du cerveau.

Je cite: « L'étiologie structurelle des diagnostics psychiatriques reste inconnue. Aucun bio-marqueur n'est identifié. Nous ne savons pas ou peu établir de pronostics. Les connaissances neuro-scientifiques n'ont jamais permis un nouveau traitement psychiatrique sur la base d'hypothèses physiopathologiques. »

C'est à dire qu'il n'existe même pas de simples hypothèses physiopathologiques sur ces fameuses "maladies du cerveau". Encore moins une caractérisation anatomopathologique. Mais cette pseudoscience est alimentée par plus de 60 ans de réinvestissement des bénéfices réalisés par les laboratoires pharmaceutiques dans la conception et la promotion de l'idéologie.

La ministre nous engage alors, françaises et français, dans sa croisade personnelle, dans sa guerre (ce sont ses mots), pour redorer le blason de la psychiatrie française, sur un modèle complètement dépassé qui est celui du 19ème siècle.

Car la ministre croit passionnément à la "médecine de l'âme", une expression qu'elle emploie en 12.52, 27.22, 27.46. Elle pourra donc nous enseigner sa métaphysique, et nous permettre de disséquer l'organe de l'âme, qu'elle semble connaître si bien.






- Premières victimes les enfants:

Madame Buzyn s'attaque lourdement aux enfants avec son gourdin de sottise. Elle veut recruter les enseignants dans son exorcisme national des démons de la "maladie mentale". C'est plus facile, n'est ce pas, de les droguer au berceau, ceux qui ne peuvent pas se défendre de notre cécité collective à reconnaitre le déficit d'attention parentale ou une pédagogie inadaptée. Les enfants de France feront les frais de notre non-sens d'adulte, en une projection fatale de nos échecs à la décence humaine. Les dégats des neurotoxines utilisées par la chimiothérapie psychiatrique sont extrêmements graves quand ils sont administrés aux enfants, c'est le viol de leur corps et de leur psyché. La règle de base en pédiatrie est de ne jamais prescrire de médicament sans preuve biologique ni nécessité absolue, mais seulement des placebos.




- Reconduction de l'absurde, encouragement à l'incompétence:

L'incompétence de madame Buzyn me semble crasse: en 22.08 elle confond le syndrome de sevrage consécutif à une baisse de produit psychiatrique avec la supposée "rechute" d’une supposée "maladie", de l'âme bien entendu, qui est située dans le cerveau, n'est ce pas...

Plus loin, elle interpréte la faillite progressive de la chimiothérapie, par mécanisme de tolérance, comme une supposée "aggravation clinique" de la supposée "maladie de l'âme".

La ministre a affaire à des "malades". C'est sa philosophie. Elle se base sur l'entéléchie d'Aristote, pure métaphysique (12.52), pour déterminer que votre âme est malade, et considère en même temps que tout "dualisme" entre le "somatique" et le "psychiatrique" est artificiel... Ce discours ahurissant déterminera la vie des personnes et la production d'expertises devant les magistrats qui serviront à les priver de leurs droits humains élémentaires.

La ministre semble tout à fait déterminée à imposer à tous son incompétence: chaque étudiant devra faire un stage dans la pseudoscience psychiatrique. Madame Buzyn veut s'assurer qu'on "diagnostiquera" précocément que votre âme est malade, n'est ce pas, afin de garantir un "traitement" chimiothérapeutique de celle-ci fait sans rupture, et basé sur la "confiance" forcée dans ce charlatanisme d'état violent et destructeur (21.57).


- Complet mépris des usagers 

Apparemment pour la ministre il n'existe pas d'usagers, mais il existe des "malades". En 17.44 elle nous livre un lapsus significatif : Madame Buzyn prône la "détection" de ces "malades", euh de ces "victimes" de "psychotraumatismes".

Pour autant que je puisse en juger ce plan a été élaboré avec la présence purement symbolique d'une association d'usagers agréée en vertu de sa soumission à l'idéologie gouvernementale. C'est une décision substitutive et une insulte aux usagers.

La démocratie de la santé est piétinée et remplacée par une sorte de technocratie de charlatans. Madame Buzyn fonctionne comme un mandarin incompétent: elle s'engage personnellement à imposer son idéologie aux Comités stratégiques de psychiatrie et de santé mentale (27:22).

Extrait du document CCOMS, rapport empowerment des usagers, 2014:


- Ignorance absolue des droits de l'homme.

En 20.29, la ministre nous propose un voeu pieux de "réduction du recours aux soins sans consentement". Je ne vois pas comment réagiront ceux dont on a décrété l'âme "malade" autrement que par le non-consentement au droguage individuel "thérapeutique".

La Convention ONU relative aux droits des personnes handicapées interdit absolument l'hospitalisation forcée et le traitement forcé, comme des pratiques discriminatoires et des sytèmes de prises de décision substitutives: La ministre maintient la violation par la France des articles 12, 14, 15, 17, 19, 25 de cette convention. Commentaire général 1 sur article 12. Guidelines sur article 14. Commentaire général 5 sur article 19.


- La torture encouragée comme une "bonne pratique".

Les pratiques de contention et de mise à l'isolement vont faire l'objet de "recommandations de bonnes partiques" par la Haute Autorité de Santé, alors qu'elles remplissent les critères de la torture. La torture n'est pas un soin, la torture n'est pas une bonne pratique, mais elle est un crime contre l'humanité.




- Pour la ministre "soigner" les toxicomanies, c'est les changer de produits.

Madame Buzyn semble persuadée que la moitié des consommateurs de substances est atteinte d'une "maladie de l'âme" dite "trouble de la personnalité". Elle appelle ce concept des "comorbidités". C'est avantageux pour les labos parce que le "traitement" des "comorbidités" consiste à remplacer la substance de la rue par un produit délivré par les pharmacies et administré, au besoin par la force, afin de "corriger" le fonctionnement du cerveau "malade".


- Une politique du suicide basée sur la délation

En 24.13 madame Buzyn juge le suicide un "acte indicible", il s'agit d'une position morale et d'une fuite du dialogue. En imposant la délation obligatoire, elle prive les personnes d'un espace de confidentialité nécessaire au travail sur soi. La ministre semble ignorer le rôle des anti-dépresseurs dans les passages à l'acte, le traumatisme des hospitalisations et le désespoir de la condamnation psychiatrique à la camisole chimique, que les médecins n'arrêtent presque jamais, par peur. Ses propos suggèrent au contraire la contrainte, l'étiquettage, la déresponsabilisation, l'amnésie chimique, la médication chronique, la perte des droits des personnes, la prise de décision substitutive, et les médecins seulement "en charge", penchant préférentiellement vers le droguage forcé "de sécurité" des personnes.



- Les citoyens sont irresponsables, le secteur est responsable à leur place.

En 22.16 la ministre nous explique que le secteur psychiatrique a "responsabilité globale sur une population". J'en déduis que les citoyens sont irresponsables, et seront exposés aux contraintes.


- Croire au père Noël.

Madame Buzyn semble croire que le droguage plus ou moins forcé des populations au nom d'une idéologie anachronique se fera dans la joie et le volontariat. C'est comme imaginer une adoration infantile, universelle, envers les médecins considérés comme des dieux omniscients et omnipotents. Une telle conception scientiste, réductrice, pharmacologique, de la condition humaine, ne doit pas être imposée aux français. Elle nie les dimensions relationnelles et spirituelles des êtres humains. Le discours de madame Buzyn est passionné, complètement hors de la réalité des connaissances actuelles. Partout dans le monde on ne parle même plus de "maladies mentales" mais seulement de troubles et de difficultés psycho-sociales et le modèle médical est abandonné. Madame Buzyn semble ignorer ceci.


 
- La corruption tous azimuts des labos ne sera pas combattue.

Source wikipedia: https://fr.wikipedia.org/wiki/Agn%C3%A8s_Buzyn

"En janvier 2016, Agnès Buzyn, qui avait été rémunérée par trois laboratoires privés avant 2011 tout en occupant diverses positions dans des organismes publics, estime devant la commission des affaires sociales du Sénat français que l’obligation de déclarer publiquement tout conflit d'intérêts avec l'industrie pharmaceutique instaurée en 2011 par la loi Bertrand afin de renforcer l’indépendance de l’expertise sanitaire publique serait devenue trop « handicapante » pour certains chercheurs qui « ne le supportent plus et refusent de venir aux expertises de l'INCA »16. Selon elle, « vouloir des experts sans aucun lien avec l’industrie pharmaceutique pose la question de la compétence des experts16 »

D'après Libre Actu, Madame Buzyn a touché des labos pendant au moins 14 ans !
http://www.libreactu.fr/agnes-buzyn-a-ete-remuneree-par-les-labos-pendant-au-moins-14-ans/

Cependant rien n'est visible sur la base transparence santé France, qui donc ne remplit pas son rôle.

Il y a aussi le conflit d'intérêt évident par rapport à son mari qui dirige l'INSERM.
Article Marianne ici:
https://www.marianne.net/politique/comment-matignon-tente-de-sortir-la-ministre-agnes-buzyn-d-un-embarrassant-conflit-d


- Ce qui manque dans ce discours

Le système est supposé aider les usagers. Mais tout est décidé sans les usagers. Comme la psychiatrie est souvent un artifice de non-résolution des conflits aux dépens du plus faible, les intérêts des usagers sont ignorés, et leur voix n'existe pas.

Les usagers doivent décider la politique qui les concerne. On doit reconnaître l'expertise des usagers, et les inviter à s'exprimer dans les facultés. Les usagers sont les meilleurs aides, c'est la pair-aidance, qui doit être reconnue et valorisée. Par exemple, les réseaux d'entendeurs de voix proposent une aide précieuse à leurs membres.

Les orientations politiques doivent être guidées par la Convention ONU relative aux droits des personnes handicapées: non discrimination, pas de système de prise de décision substitutive, mais des prises de décision assistée, pas de traitement forcé, pas d'hospitalisation forcée, mais inclusion dans la communauté. Directives anticipées, désignation d'une personne de confiance, mandat de protection future.



Santé mentale et droits de l’homme, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme,
31 janvier 2017, page 12. http://ap.ohchr.org/documents/dpage_e.aspx?si=A/HRC/34/32


Meilleure médecine: L'information sur les produits prescrits doit être complète: objectifs de la prescription, sa durée, l'appréciation des résultats, les effets secondaires et les complications, les maladies iatrogènes, les séquelles et leur incidence, l'arrêt du produit, la dépendance, la tolérance, le sevrage, les interactions, et présentation des alternatives possibles, y compris non médicales.

Les médecins doivent savoir reconnaître un syndrome de sevrage aux médicaments, doivent savoir sevrer les produits qu'ils prescrivent et dans tous les cas accepter les demandes de sevrage. Tout effet que vous notez ou que vos proches remarquent, survenant dans les semaines qui suivent une baisse de dosage d'un produit psychotrope, et corrigé par le retour au dosage antérieur, est un syndrome de sevrage.

Réalité: tout ce qui n'est pas en congruence avec la personnalité du patient telle qu'elle était avant le traitement est du au traitement et pas à une condition psychiatrique supposée. La personne sous chimiothérapie psychiatrique n'est souvent pas consciente que sa condition est liée au produit prescrit: il faut l'informer.

En plus des aides sociales et juridiques, il me semble qu'on devrait proposer aux usagers autre chose que la chimiothérapie, dans tous les cas. La chimiothérapie prive la personne de ses moyens, l'ouverture du dialogue ne fonctionne pas et les progrès sont entravés quand la personnalité est altérée par les produits prescrits.

L'approche de dialogue ouvert a démontré sa capacité à ne pas transformer un épisode d'incompréhension de la personne, dite psychose, en condition chronique.

Il me semble qu'on devrait proposer toutes formes de psychothérapies, des pratiques de conscience somatique, de respiration consciente, de résolution des traumatismes, et aussi redonner leur place aux spiritualités. J'appelle spiritualités les pratiques souvent issues des traditions ou des arts martiaux qui visent à apaiser le mental, à exprimer les émotions et à traverser les deuils, à soigner les traumatismes, à résoudre les conflits par la communication, à développer sa personnalité, à se connecter à son corps, à sa naissance ou à ses ancêtres, à fournir des réponses, à (ré)affirmer son but de vie et à le réaliser, à souder les communautés et à favoriser le support et l'entraide mutuelle.

Enfin, les usagers et survivants de la psychiatrie demandent:

- Le respect de leur droit à des réparations pour les victimes des violations des droits de l'homme, selon les principes ONU, résolution GA2005:
Restitution, compensation, réhabilitation, satisfaction et garantie de non-répétition.

- La vérité et reconciliation en psychiatrie.


- Démission ou bien crime contre l'humanité

Le discours de la ministre me semble si accablant d'incompétence que je demande sa démission. Il y va de la vie de dizaines, de centaines de milliers de personnes adultes, enfants et personnes agées. C'est un crime contre les français qui est en train d'être perpétré.


- Signez et partagez la pétition

https://www.change.org/p/abolir-les-hospitalisations-forc%C3%A9es-et-traitements-forc%C3%A9s-en-application-de-la-convention-droits-des-personnes-handicap%C3%A9es-de-l-onu


Références:

Le traité CDPH signé avec l'ONU
http://www.un.org/french/disabilities/default.asp?id=1413

Observation générale sur l'article 12:
http://www.ohchr.org/EN/HRBodies/CRPD/Pages/GC.aspx

I.7. Les États parties doivent examiner l’ensemble de leur législation dans tous les domaines afin de s’assurer que le droit à la capacité juridique des personnes handicapées n’est pas limité par rapport à celui des autres. Depuis toujours, les personnes handicapées sont privées de leur droit à la capacité juridique dans de nombreux domaines de  manière discriminatoire dans le cadre de systèmes de prise de décisions substitutive comme la tutelle, la curatelle et les lois relatives à la santé mentale qui permettent le traitement forcé.
Ces pratiques doivent être abolies afin que les personnes handicapées retrouvent une pleine capacité juridique, sur la base de l’égalité avec les autres.


Observations préliminaires de la Rapporteuse spéciale ONU octobre 2017
http://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=22245&LangID=F

Documents CCOMS, Journées sur la contrainte, 2017
http://www.ccomssantementalelillefrance.org/?q=journ%C3%A9e-sur-la-contrainte-le-film-et-les-pr%C3%A9sentations

La position de l'ENUSP (European Network of Users and Survivors):
"La contrainte n'est pas du soin, mais elle est à l'opposé du soin".
http://www.ccomssantementalelillefrance.org/sites/ccoms.org/files/pdf/TR1Paris%202017_position%20ENUSP%20coercion.pdf

Documents CCOMS, Rapport empowerment des usagers, 2014
http://www.ccomssantementalelillefrance.org/?q=journ%C3%A9e-sur-la-contrainte-le-film-et-les-pr%C3%A9sentations

Santé mentale et droits de l’homme Rapport du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, 31 janvier 2017
http://ap.ohchr.org/documents/dpage_e.aspx?si=A/HRC/34/32

Le Rapporteur ONU sur la torture demande d'abolir les traitements forcés, 2013
http://www.ohchr.org/Documents/HRBodies/HRCouncil/RegularSession/Session22/A.HRC.22.53_English.pdf

Le "traitement" forcé est de la torture, par Peter Breggin, 2016
https://www.madinamerica.com/2016/06/forced-treatment-is-torture/

L'hospitalisation psychiatrique forcée est un crime contre l'humanité.
Szasz T. (1976) Involuntary Mental Hospitalization. In: Humber J.M., Almeder R.F. (eds) Biomedical Ethics and the Law. Springer, Boston, MA
https://link.springer.com/chapter/10.1007/978-1-4684-2223-8_12

La fabrique des suicides:
Hjorthøj CR, Madsen T, Agerbo E, et al. Risk of suicide according to level of psychiatric treatment: a nationwide nested case-control study. Soc Psychiatry Psychiatr Epidemiol 2014;49:1357–65.

Large MM, Ryan CJ. Disturbing findings about the risk of suicide and psychiatric hospitals. Soc Psychiatry Psychiatr Epidemiol 2014;49:1353–5.

La fabrique des traumatismes
Les hospitalisations et soins sans consentements provoquent des syndromes de stress post-traumatiques et des conduites d'évitement. Dans cette étude la moitié des patients sont traumatisés (Priebe S., Bröker S., Gunkel S., 2015):
http://www.researchgate.net/publication/13608566_Involuntary_admission_and_posttraumatic_stress_disorder_symptoms_in_schizophrenia_patients

Le désastre sanitaire prévisble
Psychiatry is a disaster area in healthcare that we need to focus on, Peter C Gøtzsche,Professor Nordic Cochrane Centre, Copenhagen, BMJ 2018;360:k9.
http://www.bmj.com/content/360/bmj.k9/rr-15

Aust N Z J Psychiatry. 2004 Nov-Dec;38(11-12):933-9.Do nations' mental health policies, programs and legislation influence their suicide rates? An ecological study of 100 countries.
Burgess P1, Pirkis J, Jolley D, Whiteford H, Saxena S.
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15555028

La fabrique des psychoses
Lucire Y (2016) Pharmacological Iatrogenesis: Substance/Medication-Induced Disorders That Masquerade as Mental Illness. Epidemiology (sunnyvale) 6:217. doi:10.4172/2161-1165.1000217

Les syndromes de sevrage
Dr Peter Breggin, "Psychiatric drug withdrawal", 2013
http://www.breggin.com/


RxISK Medical Team, 2016, "What is akathisia?"
http://rxisk.org/akathisia/

L'ONU dénonce le modèle médical:

La Convention Droits des Personnes Handicapées de l'ONU prescrit aux états membres d'abandonner le modèle médical pour le remplacer par le modèle psycho-social.

Je cite le document ONU (http://www.un.org/french/disabilities/default.asp?id=801):

Le traité considère le handicap comme le résultat de l’interaction entre un environnement inaccessible et une personne, plutôt qu’un attribut intrinsèque d’une personne. Il remplace l’ancien « modèle médical » du handicap par un modèle social, basé sur les droits de l’homme, postulant que c’est la société qui « handicape » les personnes handicapées, les empêchant d’exercer leurs droits en tant que citoyens.

Open Dialogue: l'ouverture du dialogue est la bonne pratique.
La meilleure réponse à la crise dite "psychotique" est l'approche Open Dialogue qui a plus de 80% de succès et plus de 20 ans d'expérience:

Seikkula Jaakko et collègues, 2010, "The Comprehensive Open-Dialogue Approach in Western Lapland: II. Long-term stability of acute psychosis outcomes in advanced community care."
http://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/17522439.2011.595819?src=recsys


Sur les neuroleptiques dits antipsychotiques:

Les essais thérapeutiques qui prétendent valider des indications en psychiatrie ne permettent pas de considérer la durée mais dans cette étude de suivi sur 20 ans, les neuroleptiques en réalité entretiennent la dite "schizophrénie".

Harrow M. et collègues, 2014 "Does treatment of schizophrenia with antipsychotic medications eliminate or reduce psychosis? A 20-year multi-follow-up study
http://www.mentalhealthexcellence.org/wp-content/uploads/2013/08/HarrowJobePsychMedMarch2014.pdf

Les neuroleptiques de longue durée sont un facteur de chronicisation et de non-guérison des épisodes dits psychose. Autrement dit les neuroleptiques fabriquent des maladies chroniques. Etude sur 7 ans.

Wunderick S. et al., 2013, "Recovery in Remitted First-Episode Psychosis at 7 Years of Follow-up of an Early Dose Reduction/Discontinuation or Maintenance Treatment Strategy: Long-term Follow-up of a 2-Year Randomized Clinical Trial."
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23824214

La dépendance aux neuroleptiques est marquée avec les syndrome de sevrage retardés, et les phénomènes dits psychoses d'hypersensibilité, provoqués par le produit et par l'augmentation des doses nécessaires par un mécanisme d'hypersensibilisation adaptative à la dopamine. C'est plus sévère que dans le sevrage alcoolique:

Volkmar Aderhold, Peter Stastny, 2015, "A Guide to Minimal Use of Neuroleptics: Why and How".
http://www.madinamerica.com/wp-content/uploads/2015/08/Guide-to-Minimal-Use-of-Neuroleptics-.pdf

Le rétrécissement cérébral des patients étiquetés schizophrénie est du aux drogues administrées.

Beng-Choon Ho et al., 2011: "Long-term Antipsychotic Treatment and Brain VolumesA Longitudinal Study of First-Episode Schizophrenia"
http://archpsyc.jamanetwork.com/article.aspx?articleid=211084

"Supersentivity psychosis" (psychose tardive): altération du cerveau par les neuroleptiques au long cours, agitation, insomnie, manifestations psychotiques.

Chouinard Guy, Chouinard Virginie-Anne, 2008: "Atypical Antipsychotics: CATIE Study, Drug-Induced Movement Disorder and Resulting Iatrogenic Psychiatric-Like Symptoms, Supersensitivity Rebound Psychosis and Withdrawal Discontinuation Syndromes."
http://www.karger.com/Article/Abstract/112883

Les traitements neuroleptiques sont fortement suspects de produire des crises psychotiques soit par syndrome de sevrage, soit par toxicité directe

Moncrieff J., 2006: "Does antipsychotic withdrawal provoke psychosis? Review of the literature on rapid onset psychosis (supersensitivity psychosis) and withdrawal-related relapse."
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16774655%20

Etiquette Schizophrénie: les "symptômes négatifs" sont liés à la toxicité des produits administrés, au traumatisme et au désespoir que la psychiatrisation provoque.

Luther L. et collègues, 2015: "Expectancies of success as a predictor of negative symptoms reduction over 18 months in individuals with schizophrenia."
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26162662/