lundi 16 juillet 2018

Les maladies neurologiques provoquées par les produits psychiatriques qui persistent après l'arrêt des produits.

Les personnes qui font confiance aux prescriptions psychiatriques et celles qu'on intoxique de force sont en danger de devenir malades de façon définitive, même après l'arrêt des produits. Les maladies neurologiques consécutives aux traitements psychiatriques sont mal connues, ne sont pas indemnisées, et l'information à leur sujet n'est pas disponible. Ces maladies sont dites iatrogènes, elles sont provoquées par les traitements.


Le risque est cumulatif

Au moins chez certaines personnes, peut-être chez toutes, il existe un risque cumulatif en rapport avec la dose et la durée d'administration. Les personnes plus agées sont plus à risque. Les risques sont augmentés par les polymédications et par la consommation d'alcool.

Tous ces produits psychiatriques sont dangereux

- Les neuroleptiques (dits aussi antipsychotiques) peuvent provoquer des dyskinésies tardives, des hypertonies et des atrophies de substance cérébrale, des insuffisances cérébrales chroniques, des démences.

- Les benzodiazepines peuvent provoquer des insomnies chroniques, des douleurs chroniques, des constipations chroniques, des démences de type Alzheimer.

- Les antidépresseurs ISRS peuvent provoquer des troubles sexuels chroniques, des troubles digestifs chroniques, des troubles chroniques de la vessie.


La liste n'est pas complète.


Nous devons agir:

1 - Réinformer, alerter, reconnaître ces conditions.

2 - Les étudier et apprendre à les soigner et à les prévenir.

3 - Indemniser les victimes.

4 - Zéro tolérance par rapport à la corruption pratiquée par l'industrie pharmaceutique.

5 - Exiger des compagnies pharmaceutiques qu'elles s'assurent vis à vis des risques de pharmacovigilance des produits fournis et que la reconnaissance des conditions iatrogènes et leur indemnisation ne soient plus entravées par des intérêts financiers.


Quelques liens internet:
Syndrome de dysfonction sexuelle après antidépresseurs ISRS
https://rxisk.org/post-ssri-sexual-dysfunction-pssd/

Sur les dyskinésies tardives
http://breggin.com/antipsychotic-drugs-and-tardive-dyskinesia-resources-center/

Les neuroleptiques récents sont aussi dangereux que les anciens:
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3109728/

Séquelles des benzodiazepines sur le fonctionnement cérébral:
https://www.madinamerica.com/2018/01/cognitive-impairment-long-term-benzodiazepine-use-remains-even-drug-withdrawal/

The Ashton manual (Dr Heather Ashton) sur les benzodiazepines.
https://benzo.org.uk/manual/bzcha03.htm#27

Dossier en français sur le site de l'association d'usagers Neptune
https://www.forumpsy.net/t568-benzodiazepines-anxiolytiques-hypnotiques-effets-secondaires-a-long-terme-apres-le-sevrage

21/10/2018 Le 'syndrome de sevrage prolongé aux benzodiazépines'
On a parlé récemment de la démence induite par les benzodiazépines. On parle moins du 'sevrage prolongé aux benzodiazépines'. Pourtant un certain nombre de personnes souffrent de cela pendant des années après le sevrage.

C'est connu depuis plus de 30 ans... Votre médecin vous a-t-il informé?

Article Benzodiazepine Awareness Day:

D'après les preuves actuelles, les symptômes les plus susceptibles de durer sont l'anxiété et l'insomnie, les troubles cognitifs, la dépression, divers phénomènes sensoriels et moteurs et les troubles gastro-intestinaux.

Symptômes - Cours habituel
Anxiété - Diminution progressive sur un an (peut persister *)
Dépression - peut durer quelques mois (peut persister *)
Insomnie - diminuant progressivement sur 6 à 12 mois (peut persister *)
Symptômes sensoriels: acouphènes, picotements, engourdissements, douleurs profondes ou brûlantes dans les membres, sensation de tremblement intérieur ou de vibrations, sensations cutanées étranges - Reculant graduellement mais pouvant durer au moins un an et parfois plusieurs années
Symptômes moteurs: douleurs musculaires, faiblesse, crampes douloureuses, tremblements, tremblements, spasmes, attaques par tremblements - Reculant graduellement mais pouvant durer au moins un an et parfois plusieurs années
Mémoire et cognition médiocres - En recul graduel mais pouvant durer au moins un an et parfois plusieurs années
Symptômes gastro-intestinaux - S'améliorant progressivement mais pouvant durer un an et parfois plusieurs années

(*)
Les témoignages des communautés de sevrage des benzodiazépines signalent que ces symptômes ,ainsi que de nombreux autres, persistent pendant plusieurs années, ainsi que dans les syndromes de sevrage prolongés.
Cela toucherait 10 à 15% des personnes qui ont pris des benzos pendant plus de 2-4 semaines.

Traduit depuis ce site:

Les benzodiazepines sont les anxiolytiques, somnifères, certains antiépileptiques et sédatifs et myorelaxants: xanax stilnox havlane imovane lexomil valium temesta veratran llikozam rivotril nordaz seresta lyzanxia tranxene urbanyl victan nuctalon havlane noctamide mogadon et génériques: Alprazolam, Bromazépam, Clobazam, Clorazépam, Clotiazépam, Diazépam, Ethyl loflazépate; Lorazépam, Nitrazépam, Oxazépam, Prazépam, Estazolam, Loprazolam, Lormétazépam, Midazolam, Nitrazépam, Zolpidem, Zopiclone, Clonazépam, etc



dimanche 1 juillet 2018

Opinion, Plan psychiatrie France: le crime contre l'humanité est perpétué.

Santé mentale et psychiatrie : Le ministère de la santé présente le plan dit 'feuille de route' pour, nous dit-on, 'changer le regard sur la santé mentale et les personnes atteintes de troubles psychiques.'

http://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/180628_-_dossier_de_presse_-_comite_strategie_sante_mentale.pdf


Non-dialogue avec les usagers et violations de leurs droits

- Ce gouvernement ignore les engagements pris envers l'ONU :

Observations préliminaires de la Rapporteuse spéciale ONU sur les droits des personnes handicapées, Mme Catalina Devandas-Aguilar au cours de sa visite en France, du 3 au 13 octobre 2017.

http://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=22245&LangID=F

Dans ce document on peut lire:

  • L'approche du handicap doit être fondée sur les droits de l'homme. Les personnes handicapées sont sujets de droits et non pas objets de soins

  • La désinstitutionalisation des enfants handicapés doit constituer une priorité politique

  • L’égalité de reconnaissance s’agissant de la capacité juridique des personnes handicapées constitue une obligation fondamentale au titre de l'article 12 de la Convention relative aux Droits des Personnes Handicapées.

  • J’exhorte la France à revoir son cadre juridique relatif aux soins psychiatriques sans consentement de façon que toute intervention thérapeutique soit fondée sur un consentement libre et éclairé.


- Ce gouvernement ignore la pétition de 4000 personnes demandant de mettre fin aux hospitalisations forcées et aux traitements forcés, qui constituent des formes de torture.

https://www.change.org/p/abolir-les-hospitalisations-forc%C3%A9es-et-traitements-forc%C3%A9s-en-application-de-la-convention-droits-des-personnes-handicap%C3%A9es-de-l-onu

- Ce gouvernement ignore les interpellations accablantes de torture présentées lors de la remise du manifeste Confcap à l'assemblée le 7 juin dernier.

https://depsychiatriser.blogspot.com/2018/06/mon-message-lassemblee-nationale.html

- Au lieu de répondre de façon responsable et résolue à ces interpellations, ce gouvernement institue un Comité Théodule qui servira de devanture à la perpétuation des abus: Le Comité stratégique de la santé mentale et de la psychiatrie (CSSMP) est une instance d’experts qui ne respecte pas l'article 4.3 de la Convention ONU CDPH:

"Dans l’élaboration et la mise en oeuvre des lois et des politiques adoptées aux fins de l’application de la présente Convention, ainsi que dans l’adoption de toute décision sur des questions relatives aux personnes handicapées, les États Parties consultent étroitement et font activement participer ces personnes, y compris les enfants handicapés, par l’intermédiaire des organisations qui les représentent."

Au lieu de cette participation active des usagers, on ne trouve dans ce comité que la présidence FNAPSY, supposée représenter certaines associations agrées par le gouvernement, à l'exclusion de toute organisation qui serait critique de la politique gouvernementale.

https://www.santementale.fr/actualites/un-comite-strategique-de-la-sante-mentale-et-de-la-psychiatrie-dedie-a-la-reinsertion.html



Un effort de propagande financé par les contribuables


Le document du gouvernement est un effort de promotion du concept de 'santé mentale'. Il me semble qu'il s'agit d'un effort de propagande d'une idéologie au service d'intérêts corporatistes et industriels.

A contrario, les études qui suivent démontrent que les efforts en 'santé mentale' sont nuisibles et provoquent des suicides, à l'exception des efforts engagés en addictologie:

Disturbing findings about the risk of suicide and psychiatric hospitals (Large, Matthew M. and Ryan, Christopher J. Social Psychiatry and Psychiatric Epidemiology. September 2014. Volume 49, Issue 9, pp 1353-1355. DOI: 10.1007/s00127-014-0912-2)
https://link.springer.com/article/10.1007/s00127-014-0912-2

Risk of suicide according to level of psychiatric treatment: a nationwide nested case–control study (Hjorthøj, Carsten Rygaard et al. Social Psychiatry and Psychiatric Epidemiology. September 2014, Volume 49, Issue 9, pp 1357-1365. DOI: 10.1007/s00127-014-0860-x)
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24647741


La faillite du système est escamotée

Pourquoi est-ce ainsi ? La 'santé mentale' est un sanisme, qui place sous l'autorité de la corporation médicale les questions psychosociales, alors que les médecins ont démontré leurs faillites à aider les personnes, mais plutôt leur propension à les droguer de manière indéfinie, à les traumatiser par la coercition, à les stigmatiser par des pseudo-diagnostics. C'est la mise en œuvre du modèle médical, cette imposture qui consiste à transformer en maladie de la personne désignée comme victime, toute demande psychosociale qui arrive devant le système, qu'elle soit légitime ou non.

- La faillite est dans le chiffre qui manque dans le document du gouvernement: la consommation de psychotropes par les françaises et les français.

http://www.drogues-dependance.fr/medicaments_psychoactifs-chiffres_d_une_realite.html

Pourquoi ce cauchemar d'un pays drogué par les médecins ne figure-t-il pas dans ce document ?

- La faillite est l'aveu d'échec des politiques menées dans le chapitre sur les tortures psychiatriques, appelées 'soins sans consentement'. Les vœux pieux n'empêcheront pas les tortures de se multiplier.

- La faillite est dans la prétention à cesser les stigmatisations alors que le modèle médical les fabrique par ses pseudo-diagnostics et certificats qui sont des instruments pour priver les personnes de leurs droits et à les incapaciter brutalement et durablement par la camisole chimique et la lobotomie chimique. La discrimination est réalisée par les systèmes de prise de décision substitutive, le viol des droits et le fichage des personnes.

- La faillite est dans la fabrication de dépendances psychopharmacologiques et dans les incapacitations qui en résultent.

Au total, la fabrication du handicap est le résultat de la stigmatisation par le pseudo-diagnostic, du traumatisme de la psychiatrie forcée et des violations des droits des personnes, et de l'incapacitation résultant des prescriptions et des maladies iatrogènes qu'elles provoquent.


Le document point par point

Action 6: La prévention du suicide commence par le respect des droits des personnes: Abolition des hospitalisation forcées, des traitements forcés et des systèmes de prise de décision substitutive en application de la CDPH ONU.

Action 22: La torture psychiatrique appelée 'soins sans consentements'.
Nous demandons l'abolition immédiate de ce crime contre l'humanité conformément aux engagements de la France envers l'ONU CDPH, articles 12, 14, 15, 17, 19, 25, Commentaire général 1 sur article 12, Guidelines sur article 14.

Actions 11, 14, 15:
Pourquoi les maladies iatrogènes provoquées par les prescriptions psychiatriques ne sont-elles pas mentionnées?

Pourquoi les sevrages des produits psychiatriques, qui sont extrêmement difficiles à traverser, ne sont-ils pas mentionnés?

Pourquoi n'aide-t-on pas les personnes qui le demandent à se sevrer des produits psychiatriques?

Pourquoi parle-t-on encore de 'schizophrénie' alors qu'il s'agit d'une construction psychosociale, qui n'apparait pas là où l'approche Open Dialogue est mise en place?

Seikkula Jaakko et collègues, 2010, "The Comprehensive Open-Dialogue Approach in Western Lapland: II. Long-term stability of acute psychosis outcomes in advanced community care."
http://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/17522439.2011.595819?src=recsys

Action 12: Il me semble que le concept de 'pathologie mentale' est une concession inacceptable au modèle médical, et à l'imposture de la psychiatrie biologique. Ou bien une maladie est biologique, et caractérisée de façon biologique, ou bien elle n'est pas une maladie, mais une construction psychosociale. Une large part des personnes dites 'malades mentales' sont des personnes confrontées à des difficultés et qui sont fracassées par le traumatisme de la psychiatrie forcée, stigmatisées socialement, et rendues malades par les produits prescrits.

Action 13: la pédopsychiatrie biologique sans preuve biologique, le marquage diagnostique et la ségrégation, la prescription aux enfants des poisons de la psychiatrie, tout cela constitue un crime contre l'enfant, parce qu'il s'agit de l'imposture du modèle médical appliqué aux difficultés psychosociales de l'enfant. L'aide ne peut être que psychosociale, et respectueuse des choix de l'enfant. La France doit pratiquer l'inclusion et cesser la ségrégation institutionnelle des enfants désignés.

Action 30: Il ne sert à rien de financer la recherche sur un paradigme de psychiatrie biologique qui est erroné. Lisez l'aveu de Thomas Insel, directeur du NIMH, 20 milliards de dollars dépensés pour rien:

https://www.psychologytoday.com/intl/blog/theory-knowledge/201705/twenty-billion-fails-move-the-needle-mental-illness


Corruption et abus de pouvoir

Rien n'est proposé dans ce document pour arrêter la corruption du système par les laboratoires pharmaceutiques, et rien n'est fait pour limiter le pouvoir de la corporation médico-psychiatrique.

Mon sentiment est que ce plan perpétue et même renforce le crime contre l'humanité perpétré contre la population française et les enfants de France par la psychiatrie biologique, coercitive, tortionnaire et qui fait des médecins des fournisseurs de produits psycho-actifs. Ces produits dangereux fabriquent des dépendances et provoquent des conditions iatrogènes dont les conséquences sont extrêmement graves pour les personnes concernées.



Quelques liens internet:

Une autre réaction: Feuille de route. Santé mentale et psychiatrie. Faillite d'un paradigme générateur des impasses et des drames humains
http://cvjn.over-blog.com/2018/07/feuille-de-route.sante-mentale-et-psychiatrie.faillite-d-un-paradigme-generateur-des-impasses-et-des-drames-humains.html

Article du Dr Claude Beraud sur la corruption en France:
http://www.claudeberaud.fr/fraudes-corruption-systeme-soins/

Zyprexa, Seroquel, Geodon (neuroleptiques): Corruption massive à la FDA:
http://www.sciencemag.org/news/2018/07/hidden-conflicts-pharma-payments-fda-advisers-after-drug-approvals-spark-ethical


Professor Peter Gøtzsche: 'Psychiatric drugs do more harm than good', Les médicaments psychiatriques font plus de mal que de bien:
https://www.youtube.com/watch?v=RyHQRxQGBhI

John Read sur la 'psychose', l'entente de voix - Qui a raison - les psychiatres ou leurs patients ?
https://www.youtube.com/watch?v=gnJoSKktmSs


Cet article représente mes opinions personnelles.