mardi 15 août 2017

A propos de la torture psychiatrique par Initially NO, campagne prohibition absolue

A propos de la torture psychiatrique par Initially NO
Publié le 6 mars 2016
Campagne pour la prohibition absolue des hospitalisations forcées et des traitements forcés.

Publié en anglais in extenso sur le site de Initially NO.



Initially NO a rassemblé art, graphismes, récit, essai et les articles de la CDPH contenant des droits qui lui ont été refusés, dans une composition belle et émouvante affirmant une demande de justice. Puisque l'art et les graphismes font partie intégrante de son travail et que je ne peux pas reproduire la disposition ici, je partage son introduction et quelques exemples du travail artistique et je vous invite à visiter l'original sur son site afin d'apprécier l'effet complet. http://www.initiallyno.com/



Le déni de nos droits de l'homme



Les droits qui me furent refusés encore et encore pendant une période de 14 ans (1998-2012) réveillent en moi de tels sentiments que cela ne me fait pas souhaiter essayer de parler de ceci à nouveau.

Cela me fait tellement de peine, c'était si douloureux, cela me gêne de me souvenir, mais cela me dérange encore plus de savoir que plus de 5700 personnes sont soumises à une telle horreur, chaque année dans l'état de Victoria, en Australie, des personnes qui disent vigoureusement « Non, je ne le veux pas », très clairement, et qui sont ensuite placées sous des ordonnances de traitement communautaire forcé et qui sont torturées avec des injections forcées, de l'électricité et des rendez-vous verbalement abusifs, qui doivent être respectés, ou bien elles seront mises en détention arbitraire à nouveau. Cela me fait mal que les personnes qui disent qu'elles ne souhaitent pas prendre des prescriptions psychiatriques soient ensuite soumises pendant plus longtemps au système.





Lorsque vous refusez d'être injecté, ils font cela. Un ambulancier m'a dit qu' « il n'était qu'une petite roue dans un grand engrenage. » C'est le symbolisme de ceci et aussi profiter des filles. Autrement dit, beaucoup de mains sur une petite jeune femme, comme je l'étais, tandis qu'on la déshabille et qu'on abuse d'elle.

C'est ce qui se passe lorsque vous avez des menaces de traitements pires comme les électrochocs et la détention si vous ne vous pésentez pas pour une injection bimensuelle de "dépôt". Je devais faire semblant d'être contente avec ce scénario, à ce point. (J'ai renoncé ici aux mots de juron exprimant mon vrai sentiment, afin de me conformer à la campagne prohibition absolue de la CDPH de l'ONU.)



Article 15 de la Convention relative aux droits des personnes handicapées

Droit de ne pas être soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants

1. Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. En particulier, il est interdit de soumettre une personne sans son libre consentement à une expérience médicale ou scientifique.




Je n'ai pas mérité d'être torturée par le système psychiatrique.
Ce n'était pas pour mon bien!


(traduit de l'anglais)

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