lundi 24 juin 2019

Loi Blanquer: Le dépistage psychiatrique à 3 ans et à 6 ans fabriquera des addictions pour les enfants victimes du modèle médical

Par Luc Thibaud.

Le projet de réforme de l'école en France, dit Loi Blanquer, instaure une visite médicale obligatoire de 'dépistage' à 3 ans et renforce la visite qui existe déjà à 6 ans. (Article 2 ter de la nouvelle loi, articles L. 541-1 du code de l'éducation et L. 2325-1 du code de la santé publique).

Le texte a été revu par le Sénat le 24 juin 2019.
https://www.senat.fr/rap/l18-473/l18-4738.html


Pédopsychiatrie = Danger: ce texte fabriquera des addictions.

Mon opinion: la psychiatrie biologique est le modèle médical du handicap psychosocial. Ce système assimile les difficultés de l'apprentissage ainsi que la diversité humaine à des conditions médicales constitutionnelles à 'traiter' et à 'prendre en charge'. Cette interprétation médicale abusive des demandes psychosociales incite à pratiquer la ségrégation des enfants et leur stigmatisation. Cela peut conduire à fabriquer chez l'enfant des addictions au moyen de différents produits susceptibles d'altérer le système nerveux comme le méthylphénidate, la méthamphétamine, ou les neuroleptiques.


Ce qui n'est pas une maladie de l'enfant.

Une pédagogie inadaptée n'est pas une maladie de l'enfant. Le déficit d'attention parental non plus. La négation de sa personnalité ou un endoctrinement religieux non plus. La maltraitance, la violence, l'insécurité non plus. Les droguages psychiatriques non plus. Les conflits familiaux, les insuffisances des parents, des familles, des communautés non plus. Le divorce des parents non plus. Les conflits culturels ou religieux non plus. La pauvreté non plus. Sa personnalité et les traumatismes qu'il a subi non plus. La liste n'est pas exhaustive.


Droits de l'homme.

Le modèle médical du handicap psychosocial est à remplacer par le modèle de non discrimination, de protection sociale et de respect des droits. C'est ce que préconise la Convention ONU droits des personnes handicapées. 


Respectons l'enfant.

Ne prenons pas parti contre l'enfant. N'accusons pas l'enfant de nos propres insuffisances, de notre compréhension limitée. Qu'il ne soit pas le bouc émissaire de nos conflits. Respectons l'enfant et ses choix: écoutons le avant tout.


Considérer l'enfant dans une perspective spirituelle.

Je propose de considérer l'enfant autrement. L'enfant n'est pas la propriété de ses parents, ni de la société. L'enfant n'est pas un instrument au service des prétentions sociales des parents. L'enfant n'est pas un instrument au service des efforts économiques d'une société. L'enfant n'est pas un instrument au service d'une idéologie religieuse. Considérons plutôt l'enfant comme une âme venue sur terre, qui peut être une âme ancienne qui s'incarne, qui peut-être possède davantage de connaissance et de sagesse que nous-mêmes. L'enfant peut naître avec un projet de vie, qui peut inclure des difficultés à vivre, des talents à développer et des challenges à remporter. Si ne sommes pas conscient de cela, au moins ne nions pas cette possibilité que l'enfant puisse nous dépasser et réaliser des potentiels que nous ignorons. 


Pas de moule unique.

Renonçons à prétendre faire rentrer chaque enfant dans un moule unique qui nous ressemble. Ne soyons pas réducteurs et matérialistes, ne bricolons pas les cerveaux, ne détruisons pas une merveille dont nous ne comprenons pas les dimensions. N'essayons pas de fabriquer des personnalités factices qui correspondent à nos stéréotypes. Ne ruinons pas la spontanéité.


Surtout ne psychiatrisons pas l'enfant.

Voir aussi mon article de 2018 sur les intérêts industriels qui font la promotion de l'idéologie de la psychiatrie biologique: Pédopsychiatrie sous influence.



« Étiqueter un enfant comme malade mental est le stigmatiser, pas le diagnostiquer. Donner à un enfant un médicament psychiatrique est l´empoisonner, pas le traiter. J'ai longtemps soutenu que le pédopsychiatre était l'un des pires ennemis, non seulement des enfants, mais aussi des adultes, de nous tous, qui tenons aux choses les plus précieuses et les plus vulnérables au monde. Et ces deux choses sont les enfants et la liberté. »

Thomas Szasz (1920-2012).


lundi 10 juin 2019

Contention Isolement psychiatrique en France: les recommandations ne servent à rien.

Je partage l'article de l'association d'usagers Neptune.

https://www.forumpsy.net/t1529-l-isolement-et-la-contention-mecanique-en-psychiatrie-en-france-de-1838-a-2017

Pour beaucoup d'entre nous, ces tortures servent à briser les personnes dans l'acceptation de la médicalisation forcée de leurs difficultés psychosociales: acceptation d'un diagnostic non scientifique, camisole chimique et lobotomie chimique à durée indéfinie, empoisonnement forcé, traumatismes, violences, peur.

Contention, isolement et médication forcée sont des pratiques de torture qui constituent un crime contre l'humanité.