samedi 31 mars 2018

Remplacer le DSM par la théorie des détresses mentales "Power Threat Meaning Framework" de la BPS

La British Psychological Society (BPS) nous présente le système théorique: "Power Threat Meaning Framework", un système conçu par une équipe de psychologues cliniciens et d'usagers survivants de la psychiatrie.

Lui redonner pouvoir positivement au lieu de juger la personne négativement

Un objectif de cette théorie est d'éviter les diagnostics psychiatriques du modèle médical, de type DSM. C'est une approche à mettre en pratique aussi. Le diagnostic psychiatrique représente le jugement social selon une perspective négative. On recherche plutôt une approche positive de pouvoir face aux situations de menaces vécues. Selon cette théorie, la détresse mentale résulte d'un déséquilibre de pouvoir. Selon les personnes, les menaces vécues peuvent se traduire par des réactions très variées au stress. Ce sont des moyens de survie, qui représentent la plupart des symptômes psychiatriques.

"Que vous est-il arrivé?"

Au lieu de demander: "Qu'est ce qui ne va pas chez vous ?", on propose de demander plutôt:

- "Que vous est-il arrivé?" c.à.d. Comment les relations de pouvoir fonctionnent-t-elles dans votre vie?

- "Comment cela vous a-t-il affecté?" c.à.d. Quelles sortes de menaces vous ont affecté?

- "Quel sens donnez-vous à ceci?" c.à.d. Quelle est la signification de ces expériences pour vous?

- "Qu'avez vous du faire pour survivre à cela?" c.à.d. Quelle sorte de réponse à la menace utilisez-vous?

Cela fait référence au type de réponse au stress, soit: Combat, Fuite ou Immobilité, en anglais: Fight / Flight / Freeze.

- Quelles sont vos forces, vos ressources?

et finalement:

- Quelle est votre histoire?


(D'après Lucy Johnstone and Mary Boyle.)

Le combat, la fuite ou l'immobilité.

Ainsi la détresse mentale est-elle une réaction au stress, aux menaces, au déséquilibre de pouvoir. Cela prend des formes variées selon les personnes, comme de croire des trucs bizarres, d'entendre des voix désagréables, de se faire du mal, de s'agiter ou de se replier sur soi, de paniquer, de vouloir dissoudre sa personne dans le néant, de se dissocier de son corps ou de ses émotions ou de ses pensées. Ce sont des formes de la réponse au stress par le combat, la fuite ou l'immobilité.

Adoptons ce modèle et chacun en bénéficiera.

Je trouve cette approche excellente, éclairante, libératoire. Il me semble qu'on aurait tout bénéfice à l'adopter: les usagers seront mieux compris et renforceront leurs moyens de se défendre et de résoudre les conflits à l'origine de leur situation. Les psychiatres peuvent sortir avec cette approche de l'impasse du modèle médical, et s'y retrouvent car le système s'articule sur les réponses physiologiques aux situations de stress. Les travailleurs sociaux peuvent aider les personnes sans recourir à un modèle médical qui ne leur appartient pas et qui est inadapté aux besoins. Ici la notion de déséquilibre de pouvoir intègre la dimension sociale des situations vécues. Le système me semble assez développé et riche de potentialités.

Liens:

https://www.bps.org.uk/news-and-policy/introducing-power-threat-meaning-framework

jeudi 1 mars 2018

Pédopsychiatrie sous influence = DANGER !!!

La psychiatrie sous influence

Plusieurs enquêtes ont prouvé que la psychiatrie aujourd'hui est sous l'influence de l'idéologie conçue et financée par les perspectives de ventes des psychomédicaments. Cet effort considérable de l'industrie pharmaceutique est insidieux, universel, résilient, et extrêmement habile. On peut dire qu'aujourd'hui, le business des labos est la promotion de cette idéologie conçue pour faire prescrire leurs produits, bien avant la recherche ou la production. C'est déjà vrai pour la médecine, mais cela atteint des proportions extrêmes quand il s'agit de psychiatrie.


L'effort de rendre la population malade

L'effet pervers de cette mécanique de recherche du profit est le ‘disease-mongering’, en français cela désigne l’effort de rendre la population malade ou bien de la convaincre qu'elle est malade ou en danger de le devenir. Afin de vendre des psychomédicaments, on n'en fait pas la publicité directe, mais plutôt on invente des maladies, et on vend ces maladies-concepts aux personnels médicaux et à leurs clients. Ou bien on crée directement les maladies en faisant prescrire des produits qui peuvent rendent maniaque, halluciné, insomniaque, akathisique, désespéré, replié, hypersensible, qui font passer à l'acte, qui altèrent définitivement le système nerveux, et qu'on ne peut pas arrêter, en instituant des comportements d'addiction aux psychomédicaments, en faisant la promotion de la psychiatrie comme instrument de répression sociale et d'incapacitation médicalisée, c'est à dire par lobbying en faveur des traitements forcés.


Big Pharma et le disease-mongering: rendre la population malade pour faire des profits




Les moyens de promotion des concepts psychiatriques sont extrêmement variés.

- En orientant et en finançant la conception de l'idéologie.

- En orientant les efforts de recherche sur les concepts hypothétiques et les présupposés.

- Par des essais qui valident a priori les présupposés et qu'il est facile de truquer et d'interpréter de façon erronée. Par exemple interprétation de court terme, population non vierge, syndromes de sevrage sous placebo, population sans métaboliseurs lents, données complètes non accessibles, retraits pour suicide non comptabilisés.

- Par extension du champ des psychomaladies.

- Par financement des journaux et des universités, et par campagne de promotion d'une psychomaladie.

- Par recrutement des personnes clé qui font la tendance, par la rédaction des articles sous des prête-nom et par l'usage des noms des participants aux colloques financés.

- Par renommage des produits et des concepts.

- Par financement des associations de personnes qui s'identifient à la psychomaladie et des associations de familles aussi.

- Par lobbying et financement politique.

- En incitant les médias importants à propager et à entretenir les idées fausses et les préjugés sur lesquels s'élabore la demande d'une population pour la psychiatrie coercitive.

- En faisant la promotion active des efforts dits de 'prévention', de 'dépistage', qui s'appuient sur des concepts qui ne sont pas valides et sur des psychomédicaments qui sont surtout nuisibles.

- Enfin en discréditant ou en interdisant toute espèce d'alternative ou de concurrence, même si les usagers les demandent.

C'est ainsi qu'on produit de véritables épidémies de 'maladies-concepts' et de psychomaladies.


Mais ce qui est le plus prometteur d'espérances de ventes sur le long terme c'est d'intoxiquer les enfants avec les psychomédicaments.

Pédopsychiatrie = DANGER !!!

La psychomédication d'un enfant représente un abus qui endommage de façon définitive le système nerveux et la santé de nos enfants. Les produits, qui sont comme des drogues légales, induisent des conduites d'addiction, et la perte de confiance en soi. Cela peut être vécu comme la perte de l'intégrité physique et mentale imposée par les parents, une menace sur la vie et ce traumatisme ne peut être compris car l'enfant n'a pas les moyens de se distancier du charlatanisme qui infeste une société jusqu'au plus haut niveau de l'état.

Un diagnostic mental c'est un jugement porté contre l'enfant

L'imposture la plus nuisible de la psychiatrie est qu'elle est un instrument de répression des comportements. C'est à dire que le psychiatre juge la personne désignée, la condamne au moyen d'une étiquette diagnostique, puis punit le comportement incriminé, généralement au moyen de la psychopharmacologie, qui s'efforce de réaliser le plus souvent une incapacitation.

Conflits parents-enfants, déficit d'attention parentale, pédagogie inadaptée.

Or cette parodie de jugement déguisée en psychomédecine se pratique de préférence sur les personnes qui n'ont pas les moyens de se défendre. Les enfants sont des victimes faciles. C'est ainsi que les enfants deviennent les boucs émissaires qui servent à masquer des dysfonctionnements relationnels ou sociaux, comme la pauvreté, des conflits parents-enfants, des parents mal-aimants ou absents: un déficit d'attention parentale, une pédagogie inadaptée...

Pédiatrie = pas de traitement sans preuve biologique et nécessité absolue.

La règle en pédiatrie c'est de ne jamais prescrire un produit dangereux comme tous les psychomédicaments le sont, sans preuve biologique et sans que cela soit rendu absolument nécessaire.

Parents, enseignants, soyez vigilants !

Ne laissez-pas les psychiatres influencés par big pharma passer au peigne fin les enfants d’âge scolaire, cherchant à détecter les critères pifométriques d’une idéologie conçue pour droguer et rendre malade.

Si vous les laissez faire, vous allez traumatiser des enfants qui s’en seraient bien passés, ils n’auront plus confiance en eux-mêmes, ils seront rejetés, exclus, institutionalisés, montrés du doigts, considérés comme déficients, et leurs parents seront influencés aussi et les aimeront moins.

Cela ne s’arrête pas là: l'intoxication des enfants aux psychomédicaments est une maltraitance aggravée, et le moyen d'entrée dans la psychomaladie avérée par dommage neurologique.

Franchement c’est criminel et ce sont des psychiatres eux-mêmes qui le disent.





Références:

Whitaker, RH (2010). Anatomy of an Epidemic. New York: Random House.

Whitaker, RH (2015). Psychiatry Under the Influence: Institutional Corruption, Social Injury, and Prescriptions for Reform .

Caplan, PJ (1995) They Say You’re Crazy: How The World’s Most Powerful Psychiatrists Decide Who’s Normal  (Perseus Books: http://www.aw.com/gb).

Healy, David (2012). Pharmageddon.

Peter Breggin, "Psychiatric Drug Withdrawal", 2013

Davies, James (2014). Cracked, the unhappy truth about psychiatry.

Gøtzsche, Peter C (2013). Deadly Medicines and Organised Crime: How big pharma has corrupted healthcare.

Gøtzsche, Peter C (2015). Deadly Psychiatry and Organised Denial.

Moncrieff, Joanna (2009). The myth of the chemical cure: A critique of psychiatric drug treatment.

Frances, Allen, Saving normal: An insider's revolt against out-of-control psychiatric diagnosis, DSM-5, big pharma and the medicalization of ordinary life, Psychotherapy in Australia
Volume 19 Issue 3 (May 2013)
https://search.informit.com.au/documentSummary;dn=464019439257830;res=IELHEA

Article du New York Times, 2006: Plus de la moitié des rédacteurs du DSM IV ont touché de l'argent des labos.
http://www.nytimes.com/2006/04/20/health/20psych.html?_r=0

C. Hjorthøj, Risk of suicide according to level of psychiatric treatment—a nationwide nested case control study. Soc Psychiatry Psychiatr Epidemiol (2014) 49: 1357-65.

Jick, H.; Kaye, JA; Jick, SS (2004). "Antidepressants and the Risk of Suicidal Behaviors". JAMA. 292 (3): 338–43. doi:10.1001/jama.292.3.338. PMID 15265848.

Chouinard Guy, Chouinard Virginie-Anne, 2008: "Atypical Antipsychotics: CATIE Study, Drug-Induced Movement Disorder and Resulting Iatrogenic Psychiatric-Like Symptoms, Supersensitivity Rebound Psychosis and Withdrawal Discontinuation Syndromes."

Aust N Z J Psychiatry. 2004 Nov-Dec;38(11-12):933-9.
Do nations' mental health policies, programs and legislation influence their suicide rates? An ecological study of 100 countries.Burgess P1, Pirkis J, Jolley D, Whiteford H, Saxena S.
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15555028

Lucire Y (2016) Pharmacological Iatrogenesis: Substance/Medication-Induced Disorders That Masquerade as Mental Illness. Epidemiology (sunnyvale) 6:217. doi:10.4172/2161-1165.1000217.
http://www.omicsonline.org/open-access/pharmacological-iatrogenesis-substancemedicationinduced-disordersthat-masquerade-as-mental-illness-2161-1165-1000217.php

etc...