mardi 29 novembre 2016

L'akathisie, un des aspects de la torture aux neuroleptiques, ou comment le produit psychiatrique fabrique les symptômes de la folie.


L'akathisie est un effet secondaire sérieux fait d'un sentiment de n'avoir pas de repos à l'intérieur de soi. Inconfort physique, incapacité à rester tranquille, ou moins évident, sous la forme d'un malaise constant et inquiétant à l'intérieur de soi, allant jusqu'à la perturbation émotionnelle intense.

Cela apparait au début, ou en cours, après quelques mois, ou à la baisse ou à l'arrêt de la consommation d'un produit neuroleptique (antipsychotique) (50% à 80% ou plus des personnes selon la dose et la durée) ou antidépresseur (20% des personnes). Cela peut persister plusieurs mois ou davantage après l'arrêt du produit.

Quelquefois la personne ne réalise pas que c'est provoqué par la consommation du produit psychiatrique avant d'avoir fait le sevrage du produit.

Symptômes:
  • Anxiété ou agitation
  • Incapacité à rester tranquille
  • Se sentir mal à l'aise émotionnellement ou insatisfait avec la vie, (dysphorie).
  • Problème de sommeil (insomnie)
  • Angoisse ou attaques de panique
  • Difficulté à rester assis immobile, ressentir le besoin de bouger constamment, par exemple par des allez et venir
  • Un sentiment de vouloir sauter hors de sa peau
  • Des pensées sombres et désagréables

Les médecins mal informés peuvent interpréter cela de façon erronée comme des signes psychiatriques et augmenter les doses, ce qui aggrave la condition. Au contraire, ce sont des signes iatrogènes, c'est à dire provoqués par les pratiques médicales elles-mêmes: cela demande de revoir le traitement.

Syndrome de sevrage des neuroleptiques, c'est quand on arrête ou qu'on baisse les doses, et cela peut être retardé jusqu'à 4 semaines. C'est surtout de l'insomnie et de l'akathisie, mais c'est très variable selon les personnes. Le sevrage des neuroleptiques devrait être progressif et plus lent à la fin du sevrage, par exemple par paliers de baisse de 10% de la dose restante, et il est recommandé de retourner au palier antérieur en cas d'insomnie (Breggin). Attention le sevrage est dangereux, et peut entraîner des gestes graves, comme suicide ou homicide: se faire accompagner par un médecin compétent, suivre par un psychologue, et avoir le soutien de son entourage.



Références:

Peter Breggin, 2013 "Psychiatric Drug Withdrawal"

RxISK Medical Team, 2016, "What is akathisia?"
http://rxisk.org/akathisia




lundi 21 novembre 2016

Le démon schizophrénie




"Nous devons reconnaître et accepter l'autre, respecter son altérité, sans conditions."

Jaakko Seikkula & Tom Erik Arnkil, 2014
"Open Dialogues & Anticipations: Respecting Otherness in the Present Moment."
http://opendialogueapproach.co.uk/product/open-dialogues-and-anticipations-respecting-otherness-in-the-present-moment-jaakko-seikkula-tom-erik-arnkil-paperback/

samedi 8 octobre 2016

L'auto-destruction psychiatrique: un piège complexe à mâchoires mutiples qui lie la personne, son entourage et le médecin lui-même.

Par Luc.

La drogue psychiatrique me semble pire que la drogue de la rue, elle est comme un sort qui se referme sur la personne, elle constitue un piège toxique aggravé d'endoctrinement collectif.

J'y vois un complexe psychosocial qui affecte la personne elle-même, son médecin, l'entourage et la société. Son fondement serait dans une culture d'auto-destruction.

Les produits psychiatriques comparés à la drogue de la rue.

C.R. Alder Wright découvrit l'héroine en 1874, observa la prostration induite chez l'animal, puis le produit fut vendu comme un substitut "non addictif" à la morphine et comme anti-tussif... Beaucoup plus tard, à partir de 1925, l'héroine fut interdite comme un des produits parmi les plus dangereusement addictifs. Notez que la drogue commence sa carrière comme un médicament anodin...

Considérez cependant que le fournisseur de la drogue de rue est en un sens moins fourbe que le médecin. Il ne prétend pas que son client souffre d'une maladie, ni que la drogue va le soigner. La drogue n'est pas gratuite, sa consommation n'est pas contrainte, elle n'ouvre pas de droits. On peut dire non au dealer, mais peu de médecins honorent les demandes de sevrage de leurs clients.

L'irresponsable incompétence des prescripteurs.

Aujourd'hui les médecins qui prescrivent les produits psychiatriques sont si fort incompétents qu'il n'en connaissent pas bien les effets, ni comment le corps s'adapte à l'intoxication chronique. Ils semblent ignorer par exemple que les anti-dépresseurs provoquent des suicides, les stimulants des manies et les neuroleptiques des psychoses. Ils ne savent pas que la personne intoxiquée par les produits qu'ils ont prescrit n'est pas en mesure d'apprécier l'effet du produit sur sa psyché. Ils ne savent pas distinguer les effets du produit des perturbations émotionnelles contextuelles chez leurs clients. Les médecins ne savent pas reconnaître un syndrome de sevrage de produit psychiatrique, et la plupart ne savent pas non plus gérer un tel sevrage. Pour beaucoup la drogue psychiatrique est prescrite à vie: on ne l'arrête jamais. La plupart de ces médecins refusent d'aider la personne à se sevrer des produits. Les médecins ne savent pas non plus reconnaître les altérations chroniques du cerveau produites par les procédés psychiatriques. Beaucoup prescrivent des polymédications dangereuses dont on ne sait rien.

Je vous propose d'analyser les différents mécanismes du piège complexe de la drogue psychiatrique.


Le Leviathan est une métaphore du contrat social


  1. Mâchoire d'incapacitation: la drogue psychiatrique empêche la personne de fournir un effort d'attention, de lire et de s'exprimer. La personne ne parvient pas à se rendre compte elle-même des effets du produit sur sa psyché. Avolition: le produit psychiatrique détruit la volonté de la personne de se sortir du piège. Apathie, indifférence: effet direct des neuroleptiques, et symptôme du dommage cérébral chronique aux médicaments psychiatriques. Ceci empêche la personne de sortir du piège.

  2. Mâchoire de traumatisme et de peur: la personne est traumatisée par les psychiatres, les médecins et les juges. Elle est paralysée par la peur, par le traumatisme. La personne rejette tout, quelquefois cela inclut la médecine somatique et la science, la personne ne fait plus confiance et ne communique plus. Les conséquences du traumatisme et les velléités de rébellion sont faussement interprétées comme des demandes psychiatriques.

  3. Mâchoire de fabrication des maladies iatrogènes: les produits provoquent les maladies et les perturbations psychologiques par toxicité directe, par syndrome de sevrage, par dommage chronique ou par révélation tardive. Les symptômes sont faussement interprétés comme une demande psychiatrique.

  4. Mâchoire de perte des droits: la personne psychiatrisée perd tous ses droits, surtout quand elle est contrainte: son courrier est bloqué, sa communication est restreinte, son information est mensongère et contrôlée, son dossier est inaccessible, son argent est mis sous tutelle, son pouvoir de décision est substitué, sa famille est décomposée, ses enfants sont placés. La personne ne peut pas déposer plainte elle-même.

  5. Mâchoire d'étiquetage psychiatrique: pour donner une apparence de légitimité à l'imposture psychiatrique, le médecin prétend identifier des maladies qui ne correspondent qu'aux demandes psycho-sociales incorrectement adressées à la médecine.

  6. Mâchoire d'endoctrinement psychiatrique: la personne est brisée par endoctrinement dans l'acceptation d'un diagnostic bidon et remercie faussement ses tortionnaires. La personne a peur d'elle-même, elle n'a plus confiance en elle.

  7. Mâchoire de normalisation: avec le pseudo-diagnostic psychiatrique, le non-exprimé, l'incompris, l'inconnu qui faisaient peur n'existent plus. Le conflit familial ou social est résolu au prix de la destruction de la personne.

  8. Mâchoire de peur de l'entourage: l'entourage est traumatisé par la psychiatrisation d'un des leurs, se culpabilise pour cela, et craint plus que tout de devoir recommencer une procédure de contrainte qui les a éprouvé. L'entourage a si peur d'un syndrome de sevrage interprété en "rechute" qu'il demande souvent le maintien et l'accroissement des doses, de façon coercitive.

  9. Mâchoire d'incitation sociale: le rôle social de "malade mental" est encouragé financièrement.

  10. Mâchoire de rejet social: l'histoire psychiatrique de la personne et les effets visibles des pratiques psychiatriques lui ferment toutes les portes, sauf celle de ses tortionnaires.

  11. Mâchoire de fuite des responsabilités pénales: quand le tribunal déclare que l'accusé est irresponsable. Ce peut être le choix de la personne mais aussi l'occultation des responsabilités d'autrui, et même la fuite d'une société entière confrontée à des réalités gênantes. La personne est livrée à la déresponsabilisation et à l'arbitraire pour une durée indéfinie.

  12. Mâchoire d'incompétence médicale: L'incompétence médicale vient des présupposés psychiatriques du modèle médical, les "maladies" purement psychiatriques sont présupposées pour coller à la demande, mais elles n'ont jamais été caractérisées ni prouvées biologiquement. L'incompétence est entretenue par les labos qui présentent des essais basés sur ses présupposés, donc invalides dès le départ, et qui ignorent l'impossibilité pour la personne d'apprécier elle-même les effets du produit. Le labo truque les essais et leur interprétation, cache les résultats négatifs, corrompt les universitaires, les journaux, les médecins clefs, et s'efforce de monopoliser l'information sur un produit.

  13. Mâchoire d'imposture médicale: le médecin n'est pas compétent en conseil social, psychologique ou spirituel et n'est pas disponible pour assumer ce rôle. Ses instruments sont inappropriés et il n'a que ceux-là à sa disposition. Quand la médecine échoue, le mauvais médecin se retourne contre son patient et le drogue. En psychiatrie, le médecin réalise une fuite en avant en augmentant les doses des produits et en multipliant les médications et les tortures présentées en soins, dans un cercle vicieux d'aggravation.

  14. Mâchoire de honte du médecin: le médecin a honte des abus pratiqués et occulte cela en n'y pensant pas, et en se reposant sur les personnes les plus dogmatiques, les plus insensibles ou les plus cyniques de la corporation. Ainsi le manteau du médecin protège-t-il les charlatans, les marchands de drogue et les tortionnaires.

  15. Mâchoire des intérêts d'une corporation: le pouvoir absolu accordé aux médecins sur les personnes au nom de la psychiatrie coercitive est attractif et corrupteur. Le monopole sur le discours philosophique et humain au nom de la pseudo-science élaborée par la psychiatrie est attractif. La loi du silence de la corporation et son impunité renforcent la non-dénonciation des abus.

  16. Mâchoire d'incompétence psychologique: certains psychologues sont intoxiqués par l'idéologie psychiatrique et n'ont pas les moyens culturels de la critiquer, en France du moins. Le conseiller psy et le psychothérapeute imposent souvent comme préalables l'acceptation de l'endoctrinement psychiatrique par la personne et quelquefois l'acceptation des procédés psychiatriques comme la consommation des produits prescrits.

  17. Mâchoire d'intérêts industriels: l'industrie psycho-pharmacologique bénéficie de la vente de drogues remarketées en médicaments et de la destruction chronique des personnes. Elle corrompt les universitaires, les publications, les médecins, les media. Ses intérêts sont synergiques avec ceux de la corporation médico-psychiatrique, qui contrôle l'idéologie, invente des maladies bidon sur mesure, permet les essais truqués, et lui ouvre des marchés de prescriptions. Par exemple, les amphétamines sont une drogue illégale et un médicament psychiatrique. Le syndrome bidon "hyperactivité et déficit de l'attention" est devenu la coqueluche des parents obsédés de résultats scolaires, au prix de torturer leur enfant, d'endommager son cerveau et sa santé, et de fabriquer des addictions futures.

  18. Mâchoire d'intérêts criminels: Cela va de la simple décrédibilisation d'un adversaire à la destruction physique, psychologique et sociale d'une personne pratiquée de façon discrète au moyen de la psychiatrie. Ces possibilités sont attractives pour les intérêts criminels.

  19. Mâchoire du fascisme: en vrac, exploitation de la demande sécuritaire par la propagande psychiatrique. Lois de psychiatrie forcée. Confiscation du discours psycho-social et de la politique psycho-sociale par la corporation médico-psychiatrique. Contrôle des media. Interdiction des initiatives non psychiatriques. Persécution de la diversité humaine. Normalisation forcée, travail forcé. Etudes génétiques bidon. Eugénisme rampant ou déclaré. Stérilisation des personnes désignées. Prétention à la "prévention en santé mentale". Psychiatrisation des enfants. Psychiatrisation de la dissidence politique. "Dépistage" psychiatrique. Recrutement des autres secteurs de la société, comme l'éducation, au service de l'imposture psychiatrique. Opacité, bureaucratie, corruption.

  20. Mâchoire culturelle: La culture de médication psychiatrique est comme une culture d'auto-destruction. Il me semble que les mêmes pays se retrouvent dans la culture de l'alcool et dans le renoncement à s'accomplir.


Que faire ? Quelques pistes...

Cesser la contrainte psychiatrique conformément à la convention ONU CDPH.

Arrêter les tutelles et les prises de décision substitutives conformément à la convention ONU CDPH.

Dénoncer l'idéologie psychiatrique et le modèle médical.

Former les médecins à reconnaître les effets des produits psychiatriques et les syndromes de sevrage, à pratiquer les sevrages, par exemple avec le livre de Peter Breggin," Psychiatric Drug Withdrawal".

Ne pas prescrire de produits psychiatriques aux enfants.

Accepter toute demande de sevrage de produit psychiatrique.

Informer les personnes des dangers et des limites des produits qu'ils demandent.

Redonner leur place aux conseillers psychologiques et spirituels.

Approches de dialogue ouvert, dédramatiser les situations, sortir l'entourage de la peur.

Redonner pouvoir aux usagers et aux citoyens sur les questions psycho-sociales.

Briser le monopole idéologique et ouvrir l'espace universitaire aux usagers, aux spirituels.

Vos idées...


Références:
Davantage d'efforts en "santé mentale" = davantage de suicides, étude sur 100 pays. En réalité, les médecins ne sont utiles qu'à sevrer les dépendances pharmacologiques.

"RESULTS: Contrary to the hypothesized relationship, the study found that after introducing mental health initiatives (with the exception of substance abuse policies), countries' suicide rates rose."

Aust N Z J Psychiatry. 2004 Nov-Dec;38(11-12):933-9.
Do nations' mental health policies, programs and legislation influence their suicide rates? An ecological study of 100 countries.
Burgess P1, Pirkis J, Jolley D, Whiteford H, Saxena S.
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15555028

Suicides et violences provoquées par les produits psychiatriques.
Lucire Y (2016) Pharmacological Iatrogenesis: Substance/Medication-Induced Disorders That Masquerade as Mental Illness. Epidemiology (sunnyvale) 6:217. doi:10.4172/2161-1165.1000217
http://www.omicsonline.org/open-access/pharmacological-iatrogenesis-substancemedicationinduced-disordersthat-masquerade-as-mental-illness-2161-1165-1000217.php?aid=69317

Un bon site d'information sur les effets secondaires
http://rxisk.org/

Breggin, Peter (2013). Psychiatric Drug Withdrawal: A Guide for Prescribers, Therapists, Patients and their Families.

Whitaker, Robert (2010). Anatomy of an epidemic.

Davies, James (2014). Cracked, the unhappy truth about psychiatry.

Gøtzsche, Peter C (2013). Deadly Medicines and Organised Crime: How big pharma has corrupted healthcare.

Olsen, Gwen Leslie (2014) Médicaments psychotropes : Confessions d'une visiteuse médicale.

mardi 27 septembre 2016

Toronto 1982: Déclaration de principes de la 10 éme Conférence internationale sur les droits de l'homme et l'oppression psychiatrique, une traduction française.

Extrait des archives du journal Phoenix Rising:

A Toronto, Canada, le 14 à 18 mai 1982, la conférence a adopté les principes suivants:

The Tenth Annual International Conference on Human Rights and Psychiatric Oppression, held in Toronto, Canada on 14 to 18 May 1982 adopted the following principles:

  1. Nous nous opposons à toute intervention psychiatrique involontaire, y compris l'hospitalisation forcée et l'administration des procédés psychiatriques ( «traitements») par la force ou la contrainte ou sans le consentement éclairé.

    We oppose involuntary psychiatric intervention including civil commitment and the administration of psychiatric procedures ("treatments") by force or coercion or without informed consent.


  2. Nous nous opposons à toute intervention psychiatrique involontaire parce qu'il s'agit d'un acte contraire à l'éthique et un viol du droit constitutionnel à la liberté, à une procedure légale régulière et au droit à être laissé en paix.

    We oppose involuntary psychiatric intervention because it is an unethical and unconstitutional denial of freedom, due process and the right to he left alone.


  3. Nous nous opposons à toute intervention psychiatrique involontaire parce qu'elle est une violation du droit de l'individu à contrôler sa propre âme, son esprit et son corps.

    We oppose involuntary psychiatric intervention because it is a violation of the individual's right to control his or her own soul, mind and body.


  4. Nous nous opposons à tout procédé psychiatrique forcé telle qu'administration de drogues, électrochocs, psychochirurgie, contentions, isolement, et "modification du comportement oppositionnel."

    We oppose forced psychiatric procedures such as drugging electroshock, psychosurgery, restraints, solitary confinement, and "aversive behaviour modification."


  5. Nous nous opposons à tout procédé psychiatrique forcé parce que ceux-ci humilient, handicapent, blessent, incapacitent, et tuent les personnes.

    We oppose forced psychiatric procedures because they humiliate, debilitate, injure, incapacitate and kill people.


  6. Nous nous opposons à toute procédé psychiatrique forcé parce que ceux-ci sont au mieux du charlatanisme et au pire des tortures, qui peuvent causer et en fait réalisent des dommages graves et irréversibles à toute l'existence des personnes qui les subissent.

    We oppose forced psychiatric procedures because they are at best quackery and at worst tortures, which can and do cause severe and permanent harm to the total being of people subjected to them.


  7. Nous nous opposons au système psychiatrique parce qu'il est intrinsèquement tyrannique.

    We oppose the psychiatric system because it is inherently tyrannical.


  8. Nous nous opposons au système psychiatrique parce qu'il est une force de police parallèle extra-judiciaire qui supprime la dissidence culturelle et politique.

    We oppose the psychiatric system because it is an extra legal parallel police force which suppresses cultural and political dissent.



  9. Nous nous opposons au système psychiatrique parce qu'il punit les personnes qui ont eu ou prétendent avoir eu des expériences spirituelles et invalident ces expériences en les définissant comme des «symptômes» de la «maladie mentale».

    We oppose the psychiatric system because it punishes individuals who have had or claim to have had spiritual experiences and invalidates those experiences by defining them as "symptoms" of "mental illness."


  10. Nous nous opposons au système psychiatrique, car il utilise les signes extérieurs de la médecine et de la science pour masquer la fonction de contrôle social qu'elle dessert.

    We oppose the psychiatric system because it uses the trappings of medicine and science to mask the social-control function it serves.


  11. Nous nous opposons au système psychiatrique parce qu'il invalide les besoins réels des populations pauvres en offrant la protection sociale sous le couvert de "soins et traitements" psychiatriques.

    We oppose the psychiatric system because it invalidates the real needs of poor people by offering social welfare under the guise of psychiatric "care and treatment."


  12. Nous nous opposons au système psychiatrique parce qu'il se nourrit sur les pauvres et ceux qui n'ont pas le pouvoir, les personnes âgées, les femmes, les enfants, les minorités sexuelles, les personnes de couleur et les groupes ethniques.

    We oppose the psychiatric system because it feeds on the poor and powerless, the elderly, women, children, sexual minorities, people of colour and ethnic groups.


  13. Nous nous opposons au système psychiatrique, car il crée une classe stigmatisée de la société qui est facilement opprimée et contrôlée.

    We oppose the psychiatric system because it creates a stigmatized class of society which is easily oppressed and controlled.


  14. Nous nous opposons au système psychiatrique car son influence croissante dans l'éducation, les prisons, le militaire, le gouvernement, l'industrie et la médecine menace de transformer la société en un état psychiatrique constitué de deux classes: ceux qui imposent le «traitement» et ceux à qui il a été imposé ou qui sont susceptibles de l'être.

    We oppose the psychiatric system because its growing influence in education, the prisons, the military, government, industry and medicine threatens to turn society into a psychiatric state made up of two classes: those who impose "treatment" and those who have or are likely to have it imposed on them.


  15. Nous nous opposons au système psychiatrique parce qu'il est terriblement similaire à l'Inquisition, à l'esclavage des personnes comme du bétail et aux camps de concentration nazis.

    We oppose the psychiatric system because it is frighteningly similar to the Inquisition, chattel slavery and the Nazi concentration camps.


  16. Nous nous opposons au modèle médical de «maladie mentale» parce que celui-ci justifie l'intervention psychiatrique involontaire dont le droguage forcé.

    We oppose the medical model of "mental illness" because it justifies involuntary psychiatric intervention including forced drugging.


  17. Nous nous opposons au modèle médical de «maladie mentale» parce qu'il dupe le public dans la recherche et l'acceptation d'un traitement «volontaire» en promotant l'idée que les problèmes fondamentaux de l'homme, qu'ils soient personnels ou sociaux, puissent être résolus par des moyens médicaux ou psychiatriques.

    We oppose the medical model of "mental illness" be cause it dupes the public into seeking or accepting "voluntary" treatment by fostering the notion that fundamental human problems, whether personal or social, can be solved by psychiatric/medical means.


  18. Nous nous opposons à l'utilisation des termes psychiatriques parce qu'ils substituent un jargon à un langage simple et parce qu'ils sont fondamentalement stigmatisants, humiliants, non scientifiques, mystificateurs et de nature superstitieuse. Exemples:

    We oppose the use of psychiatric terms because they substitute jargon for plain English and are fundamentally stigmatizing, demeaning, unscientific, mystifying and superstitious. Examples:

    En langage clair
    (Plain English)
    Dans le jargon psychiatrique
    (Psychiatric Jargon)
    Détenu psychiatrique
    (Psychiatric inmate)
    Malade mental
    (Mental patient)
    Institution psychiatrique
    (Psychiatric institution)
    Hôpital psychiatrique / centre de santé mentale
    (Mental hospital/mental health center)
    Système psychiatrique
    (Psychiatric system)
    Système de santé mentale
    (Mental health system)
    Procédé psychiatrique
    (Psychiatric procedure)
    Traitement / thérapie
    (Treatment/therapy)
    Les difficultés personnelles ou sociales dans la vie
    (Personal or social difficulties in living)
    La maladie mentale
    (Mental illness)
    Caractéristique ou trait socialement indésirable
    (Socially undesirable characteristic or trait)
    Symptôme
    (Symptom)
    Drogues
    (Drugs)
    Médicaments
    (Medication)
    Droguage
    (Drugging)
    Chimiothérapie
    (Chemotherapy)
    Electrochocs
    (Electroshock)
    Electroconvulsivothérapie / Sismotherapie
    (Electroconvulsive therapy)
    Colère
    (Anger)
    Hostilité
    (Hostility)
    Enthousiasme
    (Enthusiasm)
    Manie
    (Mania)
    Joie
    (Joy)
    Euphorie
    (Euphoria)
    Peur
    (Fear)
    Paranoia
    (Paranoia)
    Tristesse / frustration
    (Sadness/unhappiness)
    Dépression
    (Depression)
    Vision / expérience spirituelle
    (Vision/spiritual experience)
    Hallucination
    (Hallucination)
    Non-conformité
    (Non-conformity)
    Schizophrénie
    (Schizophrenia)
    Croyance non majoritaire
    (Unpopular belief)
    Délire
    (Delusion)



  19. Nous croyons que les gens doivent avoir le droit de vivre de quelque manière ou mode de vie qu'ils choisissent.

    We believe that people should have the right to live in any manner or lifestyle they choose.


  20. Nous croyons que les pensées suicidaires et / ou les tentatives de suicide ne doivent pas être traitées comme une question psychiatrique ou juridique.

    We believe that suicidal thoughts and/or attempts should not be dealt with as a psychiatric or legal issue.


  21. Nous croyons que la dangerosité présumée, que ce soit envers soi-même ou envers d'autres, ne doit pas être considérée comme un motif pour refuser la liberté individuelle, et que les seuls actes criminels prouvés devraient être à la base de ce refus.

    We believe that alleged dangerousness, whether to one self or others, should not be considered grounds for denying personal liberty, and that only proven criminal acts should be the basis for such denial.


  22. Nous croyons que les personnes accusées de crimes devraient être jugés pour leurs actes criminels présumés dans le respect de la procédure légale, et que les professionnels psychiatriques ne devrait pas avoir statut d'expert-témoin dans une procédure pénale ni devant les juridictions de droit.

    We believe that persons charged with crimes should be tried for their alleged criminal acts with due process of law, and that psychiatric professionals should not be given expert-witness status in criminal proceedings or courts of law.


  23. Nous croyons qu'il ne devrait y avoir aucune intervention psychiatrique involontaire dans les prisons et que le système pénitentiaire doit être réformé et humanisé.

    We believe that there should be no involuntary psychiatric interventions in prisons and that the prison system should be reformed and humanized.


  24. Nous pensons qu'aussi longtemps que la liberté d'un individu est injustement restreinte, alors personne n'est vraiment libre.

    We believe that so long as one individual's freedom is unjustly restricted no one is truly free.


  25. Nous croyons que le système psychiatrique est, en fait, un programme de pacification contrôlé par les psychiatres et soutenu par les autres professionnels de la santé mentale, dont la fonction principale est de persuader, de menacer ou de forcer les gens à se conformer aux normes et aux valeurs établies.

    We believe that the psychiatric system is, in fact, a pacification programme controlled by psychiatrists and supported by other mental health professionals, whose chief function is to persuade, threaten or force people into conforming to established norms and values.


  26. Nous croyons que le système psychiatrique ne peut être réformé, mais qu'il doit être aboli.

    We believe that the psychiatric system cannot be reformed but must be abolished.


  27. Nous croyons que les réseaux communautaires bénévoles alternatifs au système psychiatrique devraient être largement encouragés et soutenus. Des alternatives telles que les groupes d'entraide mutuelles et de s'aider soi-même, les groupes de défense des droits et d'advocacy, les maisons en coopérative, les centres de crise et d'accueil devraient être contrôlés par les utilisateurs eux-mêmes pour répondre à leurs besoins, tout en garantissant leur liberté, leur dignité et le respect de soi.

    We believe that voluntary networks of community alternatives to the psychiatric system should be widely encouraged and supported. Alternatives such as self-help or mutual support groups, advocacy/rights groups, co-op houses, crisis centers and drop-ins should be controlled by the users themselves to serve their needs, while ensuring their freedom, dignity and self-respect.


  28. Nous exigeons la fin de toute intervention psychiatrique involontaire.

    We demand an end to involuntary psychiatric intervention.


  29. Nous exigeons la liberté individuelle et la justice sociale pour tous.

    We demand individual liberty and social justice for everyone.


  30. Nous avons l'intention de faire de ces mots une réalité et nous n'aurons pas de repos qu'il en soit ainsi.

    We intend to make these words real and will not rest until we do.

(Traduction Luc)