vendredi 13 mars 2020

Les interventions psychiatriques non-consenties "pourraient fort bien représenter des tortures" Rapporteur ONU

Les interventions psychiatriques non-consenties "pourraient fort bien représenter des tortures". explique le Rapporteur de l'ONU sur la torture, dans son rapport du 14/2/2020 au Conseil des Droits de l'Homme.

https://www.ohchr.org/EN/HRBodies/HRC/RegularSessions/Session43/Documents/A_HRC_43_49_AUV.docx

Paragraphe 37.

  Il convient de souligner que des fins prétendument bienveillantes ne peuvent, en soi, justifier des mesures coercitives ou discriminatoires.
Par exemple, des pratiques telles que l'avortement involontaire, la stérilisation ou l'intervention psychiatrique fondées sur la «nécessité médicale» de «l'intérêt supérieur» du patient (A / HRC / 22/53, par.20, 32-35; A / 63 / 175, par.49), ou internement forcé pour la «rééducation» de dissidents politiques ou religieux, la «guérison spirituelle» des maladies mentales (A / HRC / 25/60 / Add.1, par.72-77 ), ou pour une «thérapie de conversion» liée à l'identité de genre ou à l'orientation sexuelle (A / 74/148, par. 48 à 50), impliquent généralement des tentatives très discriminatoires et coercitives de contrôler ou de «corriger» la personnalité, le comportement ou les choix de la victime et infligent presque toujours des douleurs ou des souffrances intenses. De l’avis du Rapporteur spécial, par conséquent, si tous les autres éléments déterminants sont fournis, de telles pratiques pourraient fort bien constituer de la torture.

Original:


  It must be stressed that purportedly benevolent purposes cannot, per se, vindicate coercive or discriminatory measures. For example, practices such as involuntary abortion, sterilization, or psychiatric intervention based on “medical necessity” of the “best interests” of the patient (A/HRC/22/53, para.20, 32-35; A/63/175, para.49), or forcible internment for the “re-education” of political or religious dissidents,1 the “spiritual healing” of mental illnesses (A/HRC/25/60/Add.1, para.72-77), or for “conversion therapy” related to gender identity or sexual orientation (A/74/148, para.48-50), generally involve highly discriminatory and coercive attempts at controlling or “correcting” the victim’s personality, behaviour or choices and almost always inflict severe pain or suffering. In the view of the Special Rapporteur, therefore, if all other defining elements are given, such practices may well amount to torture.

Voir aussi paragraphes 36, 37, 40, 78 et 84(e).

L'analyse de Tina Minkowitz sur le blog Mad in America:
https://www.madinamerica.com/2020/03/report-psychiatric-interventions-torture/

#torture #psychiatrie #non-consentement

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