samedi 31 août 2019

La schizophrénie n'est pas traitée mais créée et maintenue: c'est une erreur d'analyse.

Par Luc.

Perspective: la schizophrénie n'est pas traitée mais créée et maintenue: c'est une erreur d'analyse.
Je propose ici de refaire cette analyse, dans un langage qui soit accessible à tous.

Comment décrire la demande qui arrive devant le médecin?

Je propose les mots suivants:

"Demande liée à la relation entre la personne et son environnement."

- Demande, parce que la demande est spécifique, qu'elle émane d'une personne ou de son environnement, et qu'elle prend des formes variées. Si l'on veut aider la ou les personnes, on doit répondre à cette demande spécifique. Il s'agit d'une demande, sa nature n'est pas spécifiée. Il ne s'agit pas d'un diagnostic, ni d'une maladie. L'aide apportée n'est pas le monopole du médecin. Une demande est le matériau de base qui permet de construire une économie.

- Personne, car la demande se manifeste souvent par un acte d'accusation, et c'est la personne qui est accusée et que l'on désigne comme coupable. La personne est le sujet d'expériences mentales et émotionnelles et de leurs interprétations. Elle est l'acteur des comportements qui font l'objet de demandes et d'accusations. La personne est l'accusée dans les jugements que portent les médecins au nom de l'idéologie psychiatrique. Le jargon médical des crimes jugés comprend les mots hallucinations pour les expériences mentales et délires pour les croyances associées ou non à ces expériences. Pour les médecins qui jugent une schizophrénie, c'est la personne jugée négativement qui a des hallucinations et qui élabore et adhère à des délires.

- Relation, parce que la demande peut impliquer tout l'environnement de la personne: famille, amis, collègues, services sociaux, médecin, directeur d'hopital, préfet. La demande peut émaner de l'entourage, car la souffrance morale est aussi vécue par l'entourage. C'est le relationnel et la souffrance morale de l'entourage que l'on doit adresser alors, et pas seulement la souffrance morale de la personne que l'on accuse.  La crise psychotique correspond à cette accusation ou auto-accusation d'une personne qu'on ne comprend pas, d'avoir perdu la raison. On accuse abusivement la personne d'être seule responsable des souffrances morales de tous, à la manière d'un bouc émissaire. Et l'erreur courante consiste à demander au médecin d'être le juge de cette accusation. Une large part de l'idéologie psychiatrique a été élaborée afin d'étayer un tel jugement.

Quelques exemples de demandes et de réponses possibles.

Demande: "Je suis à la rue, je n'ai pas d'argent."
Aide possible: Housing first. Aide sociale.

Demande: "Je n'y arrive pas."
Aide possible: Assistance.

Demande: "Je suis en conflit."
Aide possible: Advocacy.

Demande: "Mon entourage ne dialogue pas."
Aide possible: Approche de dialogue ouvert.

Demande: "J'entends des voix."
Aide possible: En parler avec les Groupes d'Entendeurs de voix (Comme le REV France). Partager des techniques afin de mieux gérer les expériences.

Demande: "J'ai une croyance ou un comportement dont je voudrais me débarrasser."
Aide possible: Thérapie brève, thérapie stratégique.

Demande: "J'ai des croyances qui ne sont pas acceptées généralement."
Aide possible: En parler avec les Groupes de croyances inhabituelles.

Demande: "J'ai des colères inappropriées pour des motifs mineurs."
Aide possible: Gestion des émotions, écologie intérieure, respiration. Recherche de traumatismes.

Demande: "Je pense que j'ai une maladie."
Aide possible: Consultation, anamnèse, examen clinique, examens complémentaires, revoir un traitement, etc. (Par exemple vérifier: toxicité médicamenteuse, surdosage, polymédication, alcool, cannabis, métaux lourds, neuroborréliose, lupus, traumatisme crânien, etc..)

Demande: "J'ai mal à cette hanche, mais les médecins n'ont rien trouvé."
Aide possible: Approches psycho-corporelles, eutonie.

Demande: "Je me sens comme un bébé et j'ai besoin de me recroqueviller."
Aide possible: Recherche de traumatisme de la petite enfance.

Demande: "J'ai des difficultés avec la sexualité."
Aide possible: Recherche de traumatisme sexuel.

Demande: "J'ai un traumatisme ancien qui déclenche des émotions inappropriées."
Aide possible: EMDR, somatic experiencing, approches psychocorporelles et respiratoires.

Demande: "J'ai peut-être été traumatisé(e) mais je ne m'en souviens pas."
Aide possible: Techniques de lecture du corps, heurts à l'expiration spontanée, zones douloureuses du corps, qui déclenchent des émotions au massage et au grattage de la peau avec un grattoir, qui tremblent en extension.

Demande: "Je souhaite me reconnecter à mon passé."
Aide possible: Régression sous hypnose.

Demande: "Je manque de confiance en moi."
Aide possible: Approches de renforcement de la personnalité: renforcement positif, amour de soi.

Demande: "Je me sens vide à l'intérieur."
Aide possible: Développement personnel.

Demande: "Je n'habite pas bien mon corps. Je suis trop dans le mental."
Aide possible: Approches psychocorporelles: acceptation de son corps, conscience du corps, massages, danses (biodanza), arts martiaux, posture, respiration.

Demande: "J'ai du mal à socialiser."
Aide possible: GEMs.

Demande: "Je suis excessivement introverti(e)".
Aide possible: Chant, théatre.

Demande: "Je tourne en rond."
Aide possible: Tenir un journal.

Demande: "Je manque d'énergie."
Aide possible: Techniques de mobilisation de son système nerveux autonome.

Demande: "Je ne suis pas ancré dans le réel."
Aide possible: Techniques de grounding.

Demande: "J'ai peur de mes idées quand je regarde le vide."
Aide possible: Présence, écoute. Disponibilité.

Demande: "Je voudrais un ami qui m'offre une communication non verbale."
Aide possible: Animal-thérapie.

Demande: "Je ne connais pas le sens de ma vie."
Aide possible: Hypnose spirituelle.

Demande: "J'ai des questions de nature spirituelle."
Aide possible: Consulter un spirituel compétent.

...
.
Comment crée-t-on la schizophrénie ?

Cela se fait par une réponse inappropriée aux expériences dites crises psychotiques.

Considérons l'aspect relationnel de la demande, en particulier quand la demande vient de l'entourage et pas de la personne elle-même. L'expérience de la personne de ne plus être comprise par un entourage qui pense qu'elle a perdu la raison est extraordinairement stressante. Ce stress à lui seul constitue une condition qui met en jeu les hormones de stress, adrénaline et cortisol, et qui suscite des réactions de combat, de fuite ou de passivité. Si le stress se prolonge, avec l'insomnie, la personne perd complètement ses moyens. L'ouverture du dialogue avec l'entourage permet de désamorcer la crise. Si on ne fait pas cela, si l'on hospitalise et qu'on médique la personne de façon lourde, on fige une situation de médicalisation d'un non-dialogue, sous la forme d'un contrat de maladie mentale.

C'est créer la schizophrénie.

La demande peut résulter d'une incompréhension de soi-même. Le médecin qui valide l'auto-accusation par des moyens lourds et sans dialogue crée aussi la schizophrénie.


Comment maintient-on la schizophrénie ?

On va faire accepter le contrat social de maladie mentale à la personne. Et utiliser tous les moyens de pressions, y compris les plus odieux, afin de briser la personne qui résiste dans l'acceptation de ce contrat.

Ces moyens sont:

- Enlèvement, quelquefois public, parfois violent, parfois avec effraction, et sans prendre en compte les conséquences de l'enlèvement.

- Privation de liberté, sous la forme d'une hospitalisation forcée dite sans consentement, dans des établissements fermés.

- Perte des droits, en particulier: droit de refuser un soin, une médication, une hospitalisation. Droit de communiquer au dehors. Droit de visite. Droit à la justice. Droit à gérer ses biens. Droit à procréer et à élever ses enfants.

- Torture, en particulier au début de la psychiatrisation, et lors de toute espèce de récidive du crime jugé appelé maladie. Humiliations, contentions, mise à l'isolement, médications de sédation, de docilité et d'incapacitation, torture aux neuroleptiques, combinaison de ceci, mise en danger de la vie et de la santé, menaces graves sur l'intégrité mentale et physique de la personne, dommages cérébraux, maladies iatrogènes. Ceci est réalisé par l'autorité, dans l'impunité, et sans recours possible, avec menace de répétitions.

- Endoctrinement et pressions, par répétition des jugements portés: "Tu dois consentir aux soins." "Tu es malade." "Ce sont des soins." "C'est un traitement." "C'est pour ton bien." "Tu dois prendre tes médicaments." "C'est une maladie constitutionnelle, à vie".

Ces pratiques odieuses ne sont pas présentées pour ce qu'elles sont, c'est à dire des tortures et des violations graves des droits humains élémentaires de la personne pratiquées en discrimination par rapport à un handicap réel ou perçu, mais plutôt comme des soins médicaux salvateurs et justifiés. Une vaste idéologie a été élaborée depuis les débuts de la psychiatrie, afin de réaliser cette redéfinition, en s'appuyant sur des prétentions scientifiques non valides.


Quels sont les termes du contrat de maladie mentale?

- Confession: La personne doit avouer et confesser qu'elle est malade mentale et qu'elle a besoin de soins, et que les soins l'ont aidée. Elle confesse que les expériences mentales ou émotionnelles qui l'ont conduite au jugement de malade mental sont mauvaises, mais on dit pathologiques, et que l'entreprise médicale de répression de telles expériences est saine et juste.

- Soumission: La personne renonce à toute espèce de poursuite vis à vis des maltraitances subies appelées soins. Implicitement, la personne renonce à toute espèce de recours vis à vis des maltraitances ultérieures qui seront appelées soins. La personne se soumet aux prescriptions, et promet compliance parfaite vis à vis des prescriptions. La personne accepte toute intrusion dans sa vie privée, y compris dans sa psyché, par les professionnels. Elle promet de coopérer à cette intrusion. Elle accepte la communication d'informations privées la concernant à son entourage et aux services de l'état. La personne accepte la sous-citoyenneté liée à sa condition de malade mentale, et renonce à gérer ses biens, ainsi qu'à sa personnalité juridique. Il peut y avoir une clause de non-procréation. La personne promet de consulter immédiatement en cas d'expérience mentale ou émotionnelle interdite, qualifiée de crise ou de rechute.

- Protection: La personne recevra protection sociale en échange de ceci. Elle est déchargée de toute responsabilité.

- Sanction: La personne accepte à l'avance toute espèce de maltraitance ou de torture en réponse à un non-respect des clauses de confession et de soumission, violation qui sera jugée sans procès par quelque médecin, directeur d'hôpital ou préfet, et ce jugement avalisé sans contradictoire par un juge des privations de liberté.


Comment la médication maintient-elle la schizophrénie?

- Les médicaments supposés soigner la folie créent et pérennisent les demandes.

Par exemple, les antipsychotiques fabriquent l'akathisie, les signes négatifs, et quelquefois la catatonie, ou des hallucinations. Sur le moyen terme, les antipsychotiques fabriquent l'hypersensibilité adaptative à la dopamine, qui crée des états mentaux et émotionnels extrêmes sur une certaine durée. Les syndromes de sevrage des antipsychotiques sont sévères et provoquent toutes sortes de conditions d'insomnie, anxiété, etc. Sur le long terme, les antipsychotiques peuvent provoquer des rétrécissements de la matière grise et des insuffisances cérébrales chroniques, qui se traduisent par toutes sortes de troubles.

Les médecins ont un biais psychologique qui les incite à ne pas reconnaître les maladies iatrogènes liées aux médicaments qu'ils ont eux-même prescrits. Cela concerne les effets directs et les effets secondaires des médicaments psychiatriques, ainsi que les maladies provoquées par les traitements, et les syndromes de sevrage des médicaments. Ou encore les conditions neurologiques révélées par la baisse d'un traitement qui les masquait.

Les psychiatres sont spécialisés dans les systèmes d'accusation et leur diagnostic sera un diagnostic d'accusation. Un syndrome de sevrage devient une rechute. Une hypersensibilité à la dopamine devient une résistance au traitement. Toute condition et toute demande devient une expression de la maladie mentale jugée.


- Le traumatisme de la psychiatrisation forcée aggrave la souffrance.

Les tortures psychiatriques subies par la personne sont des traumatismes sévères, qui altèrent la personnalité. Les personnes peuvent développer ce qu'on appelle un syndrome de Stockholm, qui consiste à prendre le parti des bourreaux et à les aimer.

La personne traumatisée vit dans l'anxiété, elle a peur du changement.

Les suicides sont 44 fois plus fréquents après une hospitalisation.


- Les moyens de la personne sont altérés par la médication.

La personne sous médication psychiatrique par exemple antipsychotique, anxiolytique, souvent perd la faculté de se concentrer et/ou de mémoriser correctement. Souvent, elle perd son empathie, ses émotions, sa sensibilité, ses talents. Souvent elle n'a plus les moyens de prendre conscience du contrat aberrant auquel on a pu la contraindre. Quelquefois la personne oublie comment elle était avant de rencontrer la psychiatrie.


- La protection sociale est soumise à la compliance aux prescriptions.

La reconnaissance d'un handicap par les services sociaux est conditionnée à la soumission aux prescriptions médicales. C'est en violation des recommandations de la Convention CDPH de l'ONU, qui enjoint aux états de passer du modèle médical du handicap au modèle basé sur les droits de l'homme. En particulier les aides sociales en rapport avec le handicap, constituent un droit qui est indépendant des négociations qui sont menées entre la personne et son médecin.


En bonne médecine, un panier de symptomes est une condition, pas une maladie.

En bonne médecine, une maladie est une anormalité biologique qui est causale aux symptomes décrits par les personnes et aux signes recueillis par le médecin. Le diagnostic est ce processus d'attribution causale. Si on n'attribue pas une condition à une cause, ce n'est pas un diagnostic, c'est seulement de la sémiologie, c'est à dire le recueil des signes. On ne doit pas confondre les signes recueillis avec une maladie, mais dire seulement qu'il s'agit d'une condition dont on n'a pas déterminé la cause. On peut s'efforcer de corriger médicalement une condition dont on n'a pas déterminé la cause, mais c'est un pis-aller qui masque les symptomes au lieu de s'adresser à leur cause.

On n'a pas caractérisé d'anormalité biologique spécifique pour la condition dite schizophrénie, mais seulement un ensemble de symptomes qui sont à rechercher dans un panier, dont un certain nombre sont en fait des demandes psychosociales.

On n'a pas démontré de causalité non plus, mais on a seulement des hypothèses:

- Les conséquences des traumatismes émotionnels passés. Les traumatismes peuvent être connus ou non connus. Les traumatismes émotionnels affecteraient la construction de la personnalité. (En régression sous hypnose, les traumatismes peuvent avoir eu lieu dans la petite enfance, à la naissance, in utero, et pour les personnes qui acceptent cette notion, dans les vies antérieures.)

- Les conséquences de la pauvreté, des difficultés sociales, des différences culturelles.

- Les conséquences des intoxications au cannabis, à l'alcool, aux drogues.

- Les conséquences des consommations des médicaments psychiatriques et de certains médicaments non psychiatriques et de leurs sevrages et leurs effets persistants sur le système nerveux.



Un bon médecin cherche d'autres causes à une condition observée:

- Les diagnostics dits "différentiels" sont: maladies iatrogènes, maladies neurologiques, maladies infectieuses, neuroborrélioses, maladies in utero, maladies immunitaires, traumatismes cérébraux, tumeurs, maladies endocriniennes, maladies cardiovasculaires, maladies génétiques, autres intoxications, carences.


Quelle serait l'approche appropriée pour répondre à ces demandes?

C'est généralement le médecin qui se voit assigner ce rôle de triage des demandes de nature psychosociale. On peut s'interroger sur le biais qu'il manifeste, sur les intérêts qu'il défend, et sur la formation qu'il a reçue par rapport à ce rôle.

Si on est dans une demande de psychiatrisation forcée par l'entourage, on peut proposer l'approche de Dialogue Ouvert. C'est l'intervention précoce au domicile d'une équipe de psychothérapeutes qui s'efforcent de mettre en place une certaine qualité de dialogue entre la personne et son entourage. Cela est destiné à désamorcer la crise de la relation, et à éviter de transformer cette situation en contrat de schizophrénie, établi entre la personne et son entourage. Surtout éviter de faire valider ce contrat par le médecin qui en devient alors le garant, et le scelle au moyen du diagnostic psychiatrique formel..

Le médecin doit être du coté de la personne. Avec elle, et pas contre elle. Le médecin ne doit pas prendre le parti de l'accusation. Il doit conserver le secret sur tout ce que la personne lui confiera et ne doit pas alimenter une mécanique d'accusation à partir de ces confidences. Il ne doit pas juger les croyances de la personne ni pathologiser des expériences mentales au nom d'une norme réductrice établie par des personnes qui n'ont pas ces expériences.

Le médecin doit savoir dire non aux demandes qui violent l'éthique médicale, ou les droits de la personne. Il existe des juges et des lois, pour punir les crimes et les délits: ce n'est pas le travail du médecin.

Le médecin doit connaître les limites de sa compétence, et oser dire les phrases: "Vous souffrez d'une condition dont la médecine ne connait pas la cause." "On ne sait pas ce que vous avez." ou encore: "Votre demande n'est pas de nature médicale." "Ces médicaments ne sont qu'un pis-aller, destiné à reprendre pied, cela n'adresse pas la cause de votre condition."

Puisqu'il assume le rôle de triage, le médecin doit être très bien informé des alternatives non-médicales possibles, et doit fournir une information aussi complète que possible sur celles-ci.

Le médecin doit respecter la règle du consentement éclairé dans tous les cas, et fournir une information complète sur les médications, en particulier sur les séquelles possibles et comment se passe le sevrage des médicaments.


Références:

Approches alternatives non médicales.


Gooding P, McSherry B, Roper C, Grey F, (2018).Alternatives to Coercion in Mental Health Settings A Literature Review.
Melbourne University.
https://socialequity.unimelb.edu.au/news/latest/alternatives-to-coercion

Site INTAR, the International Network Toward Alternatives and Recovery.
http://intar.org/

Stastny P, Lehmann P, (2007).
Alternatives beyond psychiatry.
Peter Lehmann publishing.
http://www.peter-lehmann-publishing.com/books/without.htm

Seikkula J, Alakare B, Aaltonen J, (2011).
The Comprehensive Open-Dialogue Approach in Western Lapland: II. Long-term stability of acute psychosis outcomes in advanced community care.
Psychosis, 3:3, 192-204, DOI: 10.1080/17522439.2011.595819
http://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/17522439.2011.595819?src=recsys

Seikkula J, Arnkil T E, (2014).
Open Dialogues and Anticipations. (Respecting otherness in the present moment).
http://opendialogueapproach.co.uk/product/open-dialogues-and-anticipations-respecting-otherness-in-the-present-moment-jaakko-seikkula-tom-erik-arnkil-paperback/

Site international:
http://open-dialogue.net/

Le groupe facebook 'Open Dialogue Francophone'
https://www.facebook.com/groups/1479367138755140/

Les 7 principes de l'approche Open Dialogue par Jaakko Seikkula, (2014).
https://www.youtube.com/watch?feature=share&v=wHo1rinStM8


Les personnes sont traumatisées par l'hospitalisation.

Les hospitalisations et soins sans consentements provoquent des syndromes de stress post-traumatiques et des conduites d'évitement. Dans cette étude la moitié des patients sont traumatisés.

Priebe, Stefan & Bröker, Matthias & Gunkel, Stefan. (1998).
Involuntary admission and posttraumatic stress disorder in schizophrenia patients.
Comprehensive psychiatry. 39. 220-4. 10.1016/S0010-440X(98)90064-5.
http://www.researchgate.net/publication/13608566_Involuntary_admission_and_posttraumatic_stress_disorder_symptoms_in_schizophrenia_patients

44 fois plus de suicides chez les hospitalisés psychiatriques.

Hjorthøj CR, Madsen T, Agerbo E, et al. (2014).
Risk of suicide according to level of psychiatric treatment: a nationwide nested case-control study. Soc Psychiatry Psychiatr Epidemiol 2014;49:1357–65.

Large MM, Ryan CJ (2014).
Disturbing findings about the risk of suicide and psychiatric hospitals.
Soc Psychiatry Psychiatr Epidemiol 2014;49:1353–5.

 

Les médicaments dit antipsychotiques (ou neuroleptiques) fabriquent la psychose.

Chouinard G, Samaha A, -N, Chouinard V, -A, Peretti C, -S, Kanahara N, Takase M, Iyo M (2017). Antipsychotic-Induced Dopamine Supersensitivity Psychosis: Pharmacology, Criteria, and Therapy. Psychother Psychosom 2017;86:189-219. doi: 10.1159/000477313
https://www.karger.com/Article/FullText/477313

Mary V. Seemana and Philip Seemanb (2014).
Is schizophrenia a dopamine supersensitivity psychotic reaction?
Progress in Neuro-Psychopharmacology and Biological PsychiatryVolume 48, 3 January 2014, Pages 155-160
http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0278584613002194

Etudes de long-terme avec le sevrage des médicaments.

M. Harrow. 2007. “Factors involved in outcome and recovery in schizophrenia patients not on antipsychotics medications.” J Nerv Ment Dis (2007) 195: 407-414.
http://journals.lww.com/jonmd/Abstract/2007/05000/Factors_Involved_in_Outcome_and_Recovery_in.7.aspx

Les neuroleptiques de longue durée sont un facteur de chronicisation et de non-guérison des épisodes dits psychose. Autrement dit les neuroleptiques fabriquent des maladies chroniques. Etude sur 7 ans.

Wunderink L., 2013. Recovery in Remitted First-Episode Psychosis at 7 Years of Follow-up of an Early Dose Reduction/Discontinuation or Maintenance Treatment StrategyLong-term Follow-up of a 2-Year Randomized Clinical Trial. JAMA Psychiatry.
http://archpsyc.jamanetwork.com/article.aspx?articleid=1707650

Moncrieff J., 2015. Antipsychotic Maintenance Treatment: Time to Rethink?
https://journals.plos.org/plosmedicine/article?id=10.1371/journal.pmed.1001861

Mathew Lander et collègues, 2018: Review of withdrawal catatonia: what does this reveal about clozapine?
https://www.nature.com/articles/s41398-018-0192-9

Lucire Y (2016) Pharmacological Iatrogenesis: Substance/Medication-Induced Disorders That Masquerade as Mental Illness. Epidemiology (sunnyvale) 6:217. doi:10.4172/2161-1165.1000217.
http://www.omicsonline.org/open-access/pharmacological-iatrogenesis-substancemedicationinduced-disordersthat-masquerade-as-mental-illness-2161-1165-1000217.php

L'appelation 'antipsychotique' est un coup de marketing et une tromperie sur la marchandise. Toutes les études négatives sur les neuroleptiques sont escamotées.

Un guide bien documenté sur les neuroleptiques
http://www.madinamerica.com/wp-content/uploads/2015/08/Guide-to-Minimal-Use-of-Neuroleptics-.pdf

Effets secondaires des neuroleptiques:
Dr. David Healy "Side Effects of Antipsychotics", 2016
http://rxisk.org/side-effects-of-antipsychotics/

Comment et pourquoi faire le sevrage des médicaments.
Peter Breggin, "Psychiatric Drug Withdrawal", 2013

Les recherches d'un parent concerné par les produits prescrits à son enfant.
http://www.psychiatric-drug-effects.com/?Health_and_Social_Care_Practitioners_Mental_Health_Information___Antipsychotics_Side_Effects

Le rétrécissement cérébral des patients étiquetés schizophrénie est du aux drogues administrées.
Beng-Choon Ho et al., 2011: "Long-term Antipsychotic Treatment and Brain VolumesA Longitudinal Study of First-Episode Schizophrenia"
http://archpsyc.jamanetwork.com/article.aspx?articleid=211084

Goetsche P, 2015: "Does long term use of psychiatric drugs cause more harm than good?"
http://www.bmj.com/content/350/bmj.h2435

Les "symptomes négatifs" sont liés à la toxicité des produits administrés, au traumatisme et au désespoir que la psychiatrisation provoque.

Luther L. et collègues, 2015: "Expectancies of success as a predictor of negative symptoms reduction over 18 months in individuals with schizophrenia."
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26162662/

Akathisie aux neuroleptiques.
RxISK Medical Team, 2016, "What is akathisia?"
http://rxisk.org/akathisia/

La cécité des médecins aux consequences néfastes de leurs prescriptions.
Venomagnosia by David Healy
https://davidhealy.org/venomagnosia/

La corruption par les laboratoires pharmaceutiques
Gøtzsche, Peter C (2015). Deadly Psychiatry and Organised Denial.


Sur le concept de shizophrenie

Dernières recherches sur le concept de schizophrénie:"Le concept est mourrant" par Simon McCarthy-Jones, 2017.
http://theweek.com/articles/731238/concept-schizophrenia-dying

Szasz, Thomas (1961). The myth of mental illness.
Szasz, Thomas (1987). Insanity: The idea and its consequences.
Szsaz, Thomas (1988) Schizophrenia - The Sacred Symbol of Psychiatry.

Le concept de "schizophrenie" est vide:

Van Os Jim, 2016,  "Schizophrenia does not exist."
http://www.bmj.com/content/352/bmj.i37

Etude du collectif néerlandais "Schizophrenia does not exist", 2015
https://www.schizofreniebestaatniet.nl/schizophrenia-does-it-exist-or-not/

Le concept est nuisible au patient:

Collectif BPS, 2014: "Understanding Psychosis and Schizophrenia: A report by the Division of Clinical Psychology, Why people sometimes hear voices, believe things that others find strange, or appear out of touch with reality, and what can help."
https://www.bps.org.uk/system/files/user-files/Division%20of%20Clinical%20Psychology/public/understanding_psychosis_-_final_19th_nov_2014.pdf

Gosden Richard, 2001, "Punishing the patient: How Psychiatrists Misunderstand and Mistreat Schizophrenia.
https://sites.google.com/site/punishingthepatient/

The harmful concept of Schizophrenia: A cause related alternative for the harmful concept of
schizophrenia.
Prof. Dr. Marius Romme.   
Annual Conference of M.H.N.A., Bournemouth 9 Nov. 2005
http://hearingvoicescymru.org/wp-content/uploads/2014/01/The_harmful_concept_of_schizophrenia.pdf

L'opinion d'un survivant:

Hickey Philip, juin 2014, "La psychiatrie n'a jamais établi la preuve de ses présupposés".
http://www.behaviorismandmentalhealth.com/2014/06/26/lingering-doubts-about-psychiatrys-scientific-status/

DSM V:
"La schizophrénie est un syndrome clinique hétérogène." "Schizophrenia is a heterogeneous clinical syndrome"

Le beau jargon que voilà...

Le Conseil Supérieur de la Santé Belge met en garde contre les classifications des "problèmes de santé mentale": DSM et CIM. Juin 2019.
https://www.health.belgium.be/sites/default/files/uploads/fields/fpshealth_theme_file/css_9360_dsm5.pdf

Les diagnostics psychiatriques n'ont pas de validité scientifique.

Kate Allsopp,John Read,Rhiannon Corcoran,Peter Kinderman
"Heterogeneity in psychiatric diagnostic classification"   
Psychiatry Research,September 2019
https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0165178119309114?via%3Dihub

Expérience de Rosenhan:
Rosenham David, 1973, "On being sane in insane places".
http://www.bonkersinstitute.org/rosenhan.html

Génétiques prétendues du concept de schizophrénie:
Benthall Richard, Pilgrim David, 2016 "There are no schizophrenia genes"
http://theconversation.com/there-are-no-schizophrenia-genes-heres-why-57294

Joseph Jay, 2016, "Schizophrenia and genetics, a closer look at the evidence"
http://www.madinamerica.com/2016/01/schizophrenia-and-genetics-a-closer-look-at-the-evidence/

Confusion avec la maltraitance infantile:
Bebbington Paul E. et collègues, 2004: "Psychosis, victimisation and childhood disadvantage: Evidence from the second British National Survey of Psychiatric Morbidity"
http://bjp.rcpsych.org/content/185/3/220.long

Facteurs culturels, intolérance de la diversité.
De Leede-Smith Sakia, Barkus Emma, 2013, "A comprehensive review of auditory verbal hallucinations: lifetime prevalence, correlates and mechanisms in healthy and clinical individuals."
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3712258/

Selon les études, entre 5% et 28% de la population générale entend des voix.
Johns L.C,... 2014, Auditory Verbal Hallucinations in Persons With and Without a Need for Care
chizophrenia Bulletin, Volume 40, Issue Suppl_4, July 2014, Pages S255–S264,
https://doi.org/10.1093/schbul/sbu005

Voir aussi les sites des entendeurs de voix comme celui-ci:
http://www.hearing-voices.org/voices-visions/

Les entendeurs de voix veulent sortir de la psychiatrie.
Article de la Voix du Nord: "Ils ne sont pas schizophrènes, ils sont entendeurs de voix."
http://www.lavoixdunord.fr/archive/recup/region/metropole-lilloise-ils-ne-sont-pas-schizophrenes-ils-ia19b0n2054649

Le témoignage de Will Hall: J'ai du me remettre du diagnostic de "schizophrénie".
https://www.youtube.com/watch?v=0JmvGuGc17E


Sur le concept de psychose:

Szasz, Thomas (1961). The myth of mental illness.

Szasz, Thomas (1987). Insanity: The idea and its consequences.


Collectif BPS, 2014: "Understanding Psychosis and Schizophrenia: A report by the Division of Clinical Psychology, Why people sometimes hear voices, believe things that others find strange, or appear out of touch with reality, and what can help."
https://www.bps.org.uk/system/files/user-files/Division%20of%20Clinical%20Psychology/public/understanding_psychosis_-_final_19th_nov_2014.pdf


Le modèle médical:

La Convention Droits des Personnes Handicapées de l'ONU prescrit aux états membres d'abandonner le modèle médical pour le remplacer par le modèle psycho-social.

Je cite le document ONU (http://www.un.org/french/disabilities/default.asp?id=801):

"Le traité considère le handicap comme le résultat de l’interaction entre un environnement inaccessible et une personne, plutôt qu’un attribut intrinsèque d’une personne. Il remplace l’ancien « modèle médical » du handicap par un modèle social, basé sur les droits de l’homme, postulant que c’est la société qui « handicape » les personnes handicapées, les empêchant d’exercer leurs droits en tant que citoyens."


Big Pharma finance l'idéologie.





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Perspective: la soit-disant 'psychose' est une relation dysfonctionnelle.
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Dissonance cognitive médicale: l'usager sait mieux.
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