lundi 29 août 2016

La "guérison" en "santé mentale", vue sous l'angle de l'offre et de la demande


Et si on regardait la "guérison" en "santé mentale" comme le font les économistes, en analysant l'offre et la demande ?

La guérison est la cessation de la demande

Si vous ne demandez plus de psychiatrie, et si personne ne demande de psychiatrie pour vous, alors vous êtes par définition guéri de votre "maladie psychiatrique".

Donc être guéri, c'est exprimer sa non-demande sur la durée et faire en sorte que les lois respectent cette non-demande...

Soigner c'est offrir des réponses non-médicales aux demandes

Corollaire: Soigner c'est offrir des réponses non médicales aux demandes psycho-sociales. Il est nécessaire que ces réponses satisfassent les demandes des différents partis. C'est ce que s'efforce de réaliser l'approche Open Dialogue par exemple.

Comment ne pas soigner

En revanche aggraver une "maladie psychiatrique", c'est faire en sorte que la cessation de la demande n'advienne pas, soit en niant les droits de la personne, soit en pérennisant la demande par des procédés légaux, pharmacologiques, ou encore par endoctrinement ou par incitation financière. Ou encore en pénalisant l'offre non-médicale.

Où est le profit ?

Le profit est dans la pérennisation de la demande, ce qui fait que les acteurs n'ont pas d'intérêt à la guérison. Big Psychopharma a intérêt à concevoir des produits qu'on ne puisse plus arrêter, typiquement les neuroleptiques. Il y a intérêt à étendre les marchés existants et à ouvrir de nouveaux marchés, par exemple en inventant de nouvelles pathologies et en s'attaquant à la pédiatrie et aux pays où Big Psychopharma est moins présent. Au besoin fabriquer les maladies dont on a besoin et recruter grâce à la propagande, en jouant sur la peur, voire les effets de mode, tellement c'est chic de se définir comme une personne spéciale.




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